Murmures de Dentelle
Des mots, rien que des mots. Des émotions, tendres poisons. Les murmures d'une Dentelle
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Quand les mots vibrent et dérivent en pulsations...
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Musique d'accompagnement?

30-01-2010

écume de corps

Ophélie regarda par la fenêtre.
La neige avait immaculé le paysage, glissant par-dessus lui, une épaisse couverture polaire.
Elle frissonna.
La maison n’avait pas encore eu le temps de se réchauffer malgré le feu crépitant dans la cheminée.
Elle se sentait seule.  Une larme coula  et finit par s’écraser dans l’encolure de son pull.
Ophélie était triste sans même savoir pourquoi.
Elle détestait la neige alors que la majorité des gens la trouve magique.
 Collante, froide et mouillée.

Elle se sentait fille du Sud en parfaite opposition à ses origines.
Elle aimait la chaleur, le soleil qui s’étend à même la peau et qui la dore qu’on on s’endort. 

Enfin le froid s’estompa et glissa dans le néant, emporté par les flammes orangées.
Ophélie ferma le volet, chassant définitivement le blanc, invitant le ballet de couleurs chaudes à s’installer.
Elle alluma les bougies.
Parfum cannelle
Elle adorait cette fragrance, à la fois délicate et entêtante comme l’idée obsédante de retrouvailles d’un amant.
Elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir.  Un bruit de pas s’étouffa dans le couloir, s’éloignant et se dissipant à l’étage.
Ophélie allait-elle monter rejoindre cette personne qu’elle connaissait maintenant secrètement par cœur ?
Elle hésita, sachant très bien qu’elle ne pourrait résister longtemps aux envies de caresser ce corps parfait à ses yeux.
L’amour efface tous les défauts corporels. 

Cette fois, la température était idéale dans la pièce, permettant à Ophélie d’ôter une partie de ses vêtements.
Ne garder qu’un minimum décent.
Le matin même elle avait opté pour un ensemble bustier – tanga en satin taupe. Seyant, sans être trop osé.  Ophélie aimait les matières souples, confortables et nature.
Les frivolités de dentelle ne l’avaient jamais attirées jusqu’à leur rencontre.
Maintenant elle faisait plus attention à elle-même, coordonnant les vêtements du dessus avec ses dessous.  En secret, elle espérait qu’à chacune de leurs retrouvailles, cela se terminerait d’une façon sensuelle.  Le sexe pour le sexe n’était pas primordial mais il permettait ue équilibre dans leur relation.

Ophélie grimpa les escaliers et se dirigea vers la salle de bain d’où s’échappait le chant de l’eau coulante.
Elle posa l’oreille à la porte, comme pour en percer le secret.
La musique cascadante s’était tue.  Juste quelques mesures d’un corps glissant dans l’eau.
Soupir de bien-être
Ophélie frappa doucement à la porte, la grattant presque, comme si elle craignait de se voir en refuser l’entrée.
Elle n’avait pas encore compris qu’elle était ici chez elle aussi.
Timidement elle demanda :
« Je peux entrer ? »
Un simple « oui » filtra la brume aquatique. 

Ophélie admira son corps, si bien proportionné, si différent et si semblable du sien finalement.
Elle ôta ses vêtements,
Pudiquement.
D’abord le bustier pour terminer par le tanga.
Comme toujours.
 Elle se savait observée, et joua avec délices de ce strip-tease improvisé. Ses mains tentèrent de cacher son sexe, permettant ainsi de laisser admirer ses seins voluptueux.
Elle coula un pied dans l’eau, chassant la mousse de l’orteil.
Elle frissonna malgré la chaleur du bain.  Ses mamelons s’érigèrent, se durcirent au contact du liquide odorant. 
Partage délicieux du bain.

Une main s’aventura sur sa peau, tentant de déposer sur chaque centimètre carré un gel rafraîchissant.

Ophélie se laissa enduire.
Mousser,
Caresser.
L’expertise de ces doigts ne laissait planer aucun doute sur leur envie du corps offert d’Ophélie.
Elle se laissa complètement aller, se laissa diriger et emporter vers le paradis des sens.
Quelques minutes s’écoulèrent avant qu’elle ne reprenne conscience de son abandon total.
Elle avait joui.
Elle ne dit rien, ne voulant pas déjà abandonner ce silence de leurs deux corps complices. 

Finalement Ophélie fit couler de l’eau chaude.
Beaucoup.
Elle prit dans ses mains en coupelle  un gel douche différent.
Une odeur différente par corps.
Elle entreprit la même partition sur le corps qui s’offrait à elle.
Elle frotta,
Ecuma,
Bichonna.
Tout.
Partout.
Longtemps, avec volupté.

Le corps d’Adeline s’emplit de moiteur.
Enfin.
Elle jouit également, comme l’avait fait Ophélie quelques minutes plus tôt.

Elles se regardèrent.
Se sourirent.
Passionnément, comme si chaque seconde était la dernière. 

Elles s’aimaient et s’aimeraient encore longtemps après ce bain….

 

© Dentelle – 30/01/10

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30-01-2010, 19:31:44 Dentelle
Textes érotiques pour adultes
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26-01-2010

Bel avenir à venir

 J’aimerais commencer ce récit par " il était une fois " comme on démarre un conte de fées, mais serait-ce bien raisonnable ?
Quoique je n’aie pas envie dans ce cas d’être raisonnable et je ne le serai pas.

Première et dernière résolution de l’année.

Je me souviens de ce premier jour où rien et tout furent habituels.

J’avais terminé l’année 2009 sur une rencontre fortuite d’une connaissance d’un de mes collègues et ami. Nous avions pris un verre, plusieurs même, pour fêter quelques heures par avance le nouvel an. Nous étions donc quatre personnes attablées, discutant joyeusement des préparatifs festifs en vue.

L’homme qui venait de m’être présenté avait une allure générale tout à fait normale, et sans doute se disait-il la même chose à mon sujet.

Au fil de la conversation, je me risquais un coup d’œil plus soutenu vers lui de temps en temps, n’osant cependant pas être trop insistante.

Plusieurs fois, je baissais le regard vers ses mains, y cherchant un indice de sa vie.

Une alliance ? Oui me semblait-il.

Légère déception.

Les minutes s’égrenaient rapidement. Le retour au bureau, lui, se faisait ardemment désirer, comme une amante se déshabillant langoureusement et cherchant à retarder le moment fatidique de la nudité.

L’animation prenait vie dans notre petit groupe, réchauffant encore plus notre attente de la nouvelle année.

C’est toujours un grand pas ce début d’année, on se donne mille et une raisons d’entamer une quantité de nouvelles choses : un nouveau régime, diminuer ou cesser de fumer, faire du vélo, résolutions non-tenues pour la plupart d’entre nous.

De mon côté, aucun vœu n’était au rendez-vous, sinon celui de ne pas en faire, de manière à ne pas être déçue.

Une certaine intimité joyeuse a arpenté notre petit groupe au fil de l’après-midi déjà bien entamé.

Un sourire,
Un rire,
Une parole,
Une petite taquinerie,
Tout était bonne humeur entre nous.

L’heure du départ avait depuis longtemps sonné quand nous nous sommes décidés à nous quitter.
Porte d’entrée lourde du bâtiment.
Ascenseur.

Chacun part de son côté, laissant un vide et en même temps une impression d’être emplie du sentiment joyeux d’avoir passé d’excellents moments.

Une idée me turlupinait.
Vivement.
Lui.

Qui est-il ?
Ce bref échange m’avait laissé un étrange goût de trop peu en bouche.

J’avais envie d’en savoir plus.
Par curiosité ?
Non, ce n’est décidément pas dans ma nature.
Pourquoi alors ?

Il avait ouvert une petite brèche en moi, indéfinissable.
Sans le savoir, il avait tendu un petit fil ténu entre lui et moi, celui de l’envie.

L’envie d’une découverte.

Lui. 

Quelques jours ont passé et je n’ai pu m’empêcher de penser à Lui.
Allais-je le revoir et dans quelles circonstances ?

Ces questions me passaient par la tête sans pour cela devenir obsessionnelles. Après tout je ne connaissais rien de lui.

Et décembre a cédé la place à janvier et une année à l’autre.
Il est de tradition de faire une fête entre collègues en ce début d’année.

Petite trentaine de personnes invitées.

Repas suivi d’une après-midi dansante.
Secrètement l’espoir de Le revoir m’effleure,
Tel le souffle du vent sur un visage échauffé par le soleil,
Légèrement,
Timidement.

Le nombre de bisous distribués croît à vue d’œil.
" Meilleurs vœux "
Mais un seul vœu s’entête en moi.
Celui de le revoir.

Dans l’assemblée il se détache.
Mon regard le cherche, le détaille encore sans qu’il s’en aperçoive.

La distance nous sépare.
Peut-être que finalement tout nous sépare.

Je me concentre sur les discussions des autres collègues, égayées par le vin.
Degré de concentration zéro.
Pensée obsédante de lui
.

À regrets il est l’heure de quitter la salle de réunion pour se diriger vers la réception proprement dite.
Déception puisque je sais qu’il ne participe pas au repas.

Mais l’humeur est à la joie et je me laisse envahir par elle, savant mélange de saveurs diverses : apéritif, mets délicieux, dessert, danse à profusion.
Il est vrai que tout est rires autour de moi. J’ai envie de rêver, de danser et de ne plus penser à peut-être ou si.

Je ne sais plus à quel moment Il est apparu.
Et puis de toute façon mon esprit avait filé en compagnie de la bonne humeur générale.

Les danses s’enchaînent, défilent à toute vitesse comme une voiture sur une voie rapide.
Invitations de collègues à danser un slow, puis un deuxième, toujours avec une personne différente.
Ne jamais laisser planer le doute de la nature d’une relation amicale.

De temps en temps je L’aperçois.
Comme un fait exprès, il entre sans le savoir dans mon champ de vision, pour disparaître presque aussitôt.

Autour d’un verre, je discute avec une ou deux amies que je n’ai plus vues depuis trop longtemps.
Slows.

Encore  me dis-je.

Il m’invite.
Enfin.J’accepte avec plaisir non-dissimulé.
Petit clin d’œil de mon amie.

Nous voici enlacés sur la piste de danse, je sens certains regards sur moi.
Des collègues me font des signes que finalement j’ignore totalement.

Je m’éperds dans la musique douce.
Nous discutons un peu en tournant au rythme d’un vieux tube.

" On ira, où tu voudras, quand tu voudras… "
Accélération du pouls.

Le slow se termine et je sens que ni lui ni moi n’avons envie que cela s’achève, pas de cette façon.
Pas maintenant.

Cette fois c’est la fin d’une longue série. Il ne me lâche pas et continue à m’emmener sur ce rythme hors du temps qui s’écoule.
Duo à contretemps.

Aucun souvenir de la musique qui a suivi.
Juste ses mains sur moi.

Retour à la table.
Finalement il m’accompagne.

Discussion,
Sourire,
Rires.

Une complicité s’établit peu à peu entre nous.

Moments indescriptibles de légèreté dans cet échange.

Musique.
Musique
.

Tempo en accord dans nos corps.
Encore.

Un petit papier, un stylo.
J’y inscris mon numéro de portable.
L’heure a tourné comme un manège, lent et rapide à la fois.
Fatigue, émotions de la journée, tout se mélange.

Retour à la maison.
Sur le chemin qui m’emmène.

Un sms.
Lui.
Sourire vers l’avenir.

Pour toi.

26/01/2010

Triumph

 


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26-01-2010, 09:44:13 Dentelle
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