23 novembre 2011
Merci

Un grand merci à vous pour vos passages et vos encouragements.
Merci également pour vos messages personnels par mail.
à bientôt pour de nouvelles aventures ... toutes en dentelles.
Dentelle
10:24 Écrit par Dentelle dans Humeur
14 octobre 2011
Météo du corps

Ses yeux avaient un éclat particulier, surtout depuis qu’ils avaient échangé quelques mots.
Des mots qui savent réconforter.
Une éclaircie perlait dans le ciel assombri de sa vie.
Les quelques mois passés commençaient à fondre comme neige au soleil.
C’était décidé, elle ne laisserait plus rien ni personne l’abattre.
Et certainement pas cette fichue maladie !
Courage à tous ceux qui souffrent et particulièrement toi,
oui toi à qui je pense.
Dentelle
14:48 Écrit par Dentelle dans Humeur
11 octobre 2011
Nuit sombre

La nuit a étiré sa couleur sombre,
Tissant fil par fil la pénombre.
Elle fera de nous ses marionnettes,
Laissant ses traces noires à la sauvette.
Nuit noire
Dans un cœur ivoire.
Histoire d’y voir
Enfin l’espoir.
© Dentelle
13:26 Écrit par Dentelle dans Poésies
à marée haute - fin

Le vent et la pluie battaient puissamment contre les fenêtres.
Si l’on tendait l’oreille dans ce brouhaha, on pouvait distinguer les vagues se fracassant contre les falaises.
La fureur avait pris possession de tous ces éléments.
Robin revenait définitivement à lui.
Les draps vaguèrent légèrement à ses côtés. Il ouvrit grand les yeux dans la pénombre ambiante de la pièce. Il regarda d’abord, puis tâta le corps étendu de l’autre côté du lit.
" Marion ! " murmura-t-il.
Leurs poignets n’étaient plus entravés et Marion semblait dormir paisiblement.
Il tituba jusqu’à la fenêtre munie de barreaux. Il faisait nuit noire mais il pouvait distinguer au loin la furie de l’océan.
Marée haute pensa-t-il.
Il se dirigea vers la porte.
Fermée à clé.
Il revint près de Marion et tenta de la réveiller également.
Elle remua, marmonna quelque chose et se recroquevilla de nouveau au bout du lit.
Elle devait avoir été droguée également pour réagir de cette façon, pensa Robin.
Il alluma une des lampes de chevet. La pièce s’éclaira d’une lumière ambrée.
Il examina attentivement la pièce.
Un petit papier plié en deux déposé sur un petit guéridon attira son attention.
Il lut.
Rapidement.
" Monsieur Robin,
Ne cherchez pas à comprendre pourquoi vous êtes ici. Vous n’êtes prisonnier que de vos habitudes.
Et ceci est une manière de les détourner à votre avantage ".
Robin cilla.
Que voulait dire ce message ?
Cette fois Marion émergeait également.
Robin fonça la rassurer et la prendre dans ses bras.
En quelques mots, il lui étala la situation et voulu connaître les moindres détails de son arrivée ici.
Marion expliqua, le message reçu de lui-même, et comment à peine arrivée elle s’était sentie bizarre.
Robin ne dit rien de plus.
Il n’ajouta pas, pour ne pas l’effrayer, qu’il n’était pas l’instigateur de ce message, et surtout qu’il avait reçu le même de sa part à elle.
Il fallait se décider. Crier ? Hurler ? Tenter de défoncer la porte ?
Robin et Marion échangèrent un long regard.
Angoisse ? Simple crainte ?
Après tout ils étaient ensemble et leur aventure paraissait tellement irréelle qu’ils avaient du mal à croire qu’on les avait vraiment attachés et drogués.
Ils parlèrent un peu, chacun replaçant ses souvenirs dans le contexte du temps.
Marion était arrivée avant Robin ou l’inverse ?
Ils avaient chacun bu du thé qui semblait avoir tout annihilé en eux.
Robin ne se rappelait pas s’il était dans " sa " chambre de départ ou s’il était venu dans celle-ci ensuite pour rejoindre Marion.
Marion ne se souvenait plus exactement du déroulement de la situation non plus.
On frappa doucement à la porte.
Robin bondit pour l’ouvrir, prêt à s’enfuir à toutes jambes.
La porte céda au premier tour de poignée.
Un petit plateau trônait sur le pas de la porte.
Impression de déjà-vu
Robin passa la tête dans le couloir.
Désert.
Il prit le plateau et le déposa sur le lit après avoir bloqué la porte avec un fauteuil.
Sécurité oblige.
Une bouteille.
Deux verres.
Un petit mot.
" Pour un abandon total l’un à l’autre ! ".
Marion ne trouvait rien à dire à Robin.
Robin restait plongé dans les yeux de Marion.
Allaient-ils oser boire ?
Robin et Marion avaient peur de cet inconnu où ils ne maîtrisaient rien.
Les pensées déferlèrent.
Dans chacun d’eux.
Robin pensa : Et si Marion était l’instigatrice de tout ceci ?
Marion pensa la même chose.
Et ils burent….
Pour un abandon total l’un à l’autre.
***
Je me suis longtemps demandé si j’allais ajouter une suite à ce texte où laisser chacun donner libre cours à son imagination.
Cette aventure vous tente-t-elle ? Avez-vous envie d’une suite ?
Des envies à me soumettre ?
Dentelle
13:18 Écrit par Dentelle dans Ecriture
Bonjour tristesse

Bonjour tristesse
Il y a des mots qui pleurent,
et des larmes qui parlent.
Abraham Cowley
13:11 Écrit par Dentelle dans Citations
à marée haute (2e partie)
Robin émergeait doucement, encore bercé par la chaleur qui s’était répandue dans tout son corps.
Ses souvenirs étaient assez vagues, comme les choses sont emprisonnées par la brume un matin d’automne pluvieux.
Il cligna des yeux, une fois, puis deux et finit par les ouvrir complètement.
Un douloureux élancement lui tirailla le cerveau.
Coton.
Ce mot lui revenait sans cesse à l’esprit et à la bouche.
Il tenta de se relever,
Mais ses membres étaient entravés.
Il jeta un coup d’œil dans la pièce,
Mais il ne pouvait deviner que l’ombre des meubles ensevelie sous la nuit.
Il essaya de réfléchir, et pourtant il ne pouvait empêcher son esprit de vagabonder sans but précis.
Des images flottaient dans sa tête et tentaient de refaire surface dans la conscience du réel.
Le message de Marion,
Une jeune dame inconnue,
Du thé.
C’était tout ce dont il se rappelait pour l’instant.
Une peur l’envahit.
Que faisait-il ici et pourquoi ?
À suivre.
©Dentelle
13:11 Écrit par Dentelle dans Ecriture
à marée haute (1e partie)

La cour était déserte.
Un vent froid tapissait l’air, décoiffant les arbres, leur arrachant ainsi les derniers stigmates de l’automne.
Une pluie agaçante trempait les dallages bleutés et rendait le sol glissant.
Marion baissait la tête, tentant de repérer la porte d’entrée de l’imposant bâtiment.
Une rafale un peu plus violente la propulsa contre un des murs de pierre, Elle se redressa et s’agrippa un peu plus loin à l’énorme porte de bois.
Celle-ci n’était pas verrouillée et Marion s’engouffra en même temps que le vent à l’intérieur de l’édifice.
Un haut lustre distillait une lumière perçante, rassurant Marion sur la vie dans cette bâtisse.
Un petit bureau moderne attendait la clientèle de ce gîte spécial. Marion trouvait que le meuble dénotait par rapport à l’ensemble de l’architecture. D’ailleurs dès qu’on pénétrait dans le hall, c’était l’immense escalier en bois ciré qui attirait le regard, forçant l’admiration.
Marion sonna.
Une dame, jeune et souriante, se pressa devant Marion, comme si elle l’avait attendue avec impatience.
Celle-ci la prit dans ses bras et l’étreignit comme une vieille amie.
Marion se dégagea,
Sans brusquerie, mais s’étonna de cette familiarité.
" Bonjour Marion ! je peux vous appeler Marion n’est-ce pas ? "
" Euh, oui, si vous voulez ".
" Je vais vous conduire à votre chambre, vous pourrez vous débarrasser et défaire vos bagages ".
" Merci, mais peut-être devrais-je attendre Robin ici ? "
" Non, non tout est prévu, ne vous inquiétez surtout pas, Monsieur aura un peu de retard mais il nous a avertis ".
Marion déposa son bagage par terre et fouilla son sac à main à la recherche de son portable.
Pas de réseau.
Voilà pourquoi Robin ne l’avait pas prévenue de son retard. Il avait insisté pour qu’elle le rejoigne directement ici, puisque lui-même était déjà en séminaire dans la région pour son travail.
Elle avait fini par céder, même si les quatre heures de route la rebutaient.
Finalement elle rêvait de découvrir cet endroit magique pour elle, ses falaises, ses maisons d’un autre temps.
Beaucoup d’écrivains y avaient séjourné, y puisant inspiration, joie, magie des mots.
Marion aimait écrire.
Des petits bouts d’histoire, des textes. La sensualité des mots l’émouvait souvent, creusant en elle des sillons indélébiles.
Il lui était cependant difficile de partager cette passion avec quelqu’un. Peut-être que la musique en lettres n’influe pas de la même manière sur chacun d’entre nous, se disait-elle secrètement.
Robin l’encourageait dans cette voie mais n’avait pas la sensibilité nécessaire pour vivre pleinement une telle passion.
Marion pensait souvent que chacun est différent et qu’il faut s’y adapter. D’ailleurs elle le faisait.
Où le tentait.
Avec lui.
Marion grimpa les marches grinçantes derrière la jeune femme.
Elle ne savait dire pourquoi mais une crainte, tapie au fond d’elle-même, se faisait entendre.
Au bout d’un couloir qui avait paru s’étendre à l’infini, la femme s’arrêta devant une porte.
Elle y précéda Marion.
" Voilà, vous êtes chez vous ! Installez-vous, j’arrive avec du thé pour vous réchauffer "
Marion avait voulu lui dire qu’elle n’aimait pas beaucoup le thé, mais d’une pirouette, la femme avait disparu.
Au bout d’une dizaine de minutes, on frappa doucement à la porte.
Marion espérait que Robin arrivait enfin, elle ouvrit pour découvrir un plateau au pas de la porte avec un petit mot.
"Buvez tant que c’est chaud !"
Marion prit le plateau et le déposa au pied du lit.
Elle huma le liquide brûlant.
L’odeur n’était pas tentante mais Marion était frigorifiée et avait bien besoin de quelque chose de chaud.
Elle but.
Presque tout.
Elle s’étendit une seconde.
Quelques minutes plus tard, la tête commença à lui tourner, son cœur s’emballait.
Au dernier moment de conscience, une peur l’envahit.
Que faisait-elle ici et pourquoi ?
à suivre.
© Dentelle
13:04 Écrit par Dentelle dans Ecriture
Futurisme

J’en ai connu des nuits peintes à l’encre rouge où le noir m’était ravi sans cesse.
Mais maintenant une éclaircie pourpre se faufile sur la ligne moirée de l’horizon.
Je veux croire en cette magie fantasque du rêve.
© Dentelle
13:01 Écrit par Dentelle dans Humeur
Opalescente tristesse

Ce soir je voudrais me perdre dans une immensité d’opale,
Où les larmes de ta solitude une par une s’empalent.
Ce soir je voudrais pouvoir t’écrire des mots de satin,
Où la beauté des lettres vêtues de soie efface ton chagrin.
© Dentelle
12:59 Écrit par Dentelle dans Poésies
C'est la fin!
"Champagne ! " A crié Vincent à cette cérémonie d’enterrement de vie de garçon.
Pourquoi l’appelle-t-on comme ça ? Parce qu’après on devient une fille ??
Et l’inverse également ?
Voilà pourquoi l’équilibre des sexes est respecté alors !
Joyeuse mise en bière en perspective !
© Dentelle
12:58 Écrit par Dentelle dans Ecriture











