| Quand les mots vibrent... |
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| Et dérivent en pulsations.... |
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Robin émergeait doucement, encore bercé par la chaleur qui s’était répandue dans tout son corps. Ses souvenirs étaient assez vagues, comme les choses sont emprisonnées par la brume un matin d’automne pluvieux. Il cligna des yeux, une fois, puis deux et finit par les ouvrir complètement. Un douloureux élancement lui tirailla le cerveau. Coton. Ce mot lui revenait sans cesse à l’esprit et à la bouche. Il tenta de se relever, Mais ses membres étaient entravés. Il jeta un coup d’œil dans la pièce, Mais il ne pouvait deviner que l’ombre des meubles ensevelie sous la nuit. Il essaya de réfléchir, et pourtant il ne pouvait empêcher son esprit de vagabonder sans but précis. Des images flottaient dans sa tête et tentaient de refaire surface dans la conscience du réel. Le message de Marion, Une jeune dame inconnue, Du thé. C’était tout ce dont il se rappelait pour l’instant. Une peur l’envahit. Que faisait-il ici et pourquoi ? À suivre. ©Dentelle – 18/11/09 
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18-11-2009, 20:12:23 Dentelle Ecriture
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"Il y a des mots qui pleurent, et des larmes qui parlent. Abraham Cowley 
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18-11-2009, 11:33:22 Dentelle Citations
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La cour était déserte. Un vent froid tapissait l’air, décoiffant les arbres, leur arrachant ainsi les derniers stigmates de l’automne. Une pluie agaçante trempait les dallages bleutés et rendait le sol glissant. Marion baissait la tête, tentant de repérer la porte d’entrée de l’imposant bâtiment. Une rafale un peu plus violente la propulsa contre un des murs de pierre, Elle se redressa et s’agrippa un peu plus loin à l’énorme porte de bois. Celle-ci n’était pas verrouillée et Marion s’engouffra en même temps que le vent à l’intérieur de l’édifice. Un haut lustre distillait une lumière perçante, rassurant Marion sur la vie dans cette bâtisse. Un petit bureau moderne attendait la clientèle de ce gîte spécial. Marion trouvait que le meuble dénotait par rapport à l’ensemble de l’architecture. D’ailleurs dès qu’on pénétrait dans le hall, c’était l’immense escalier en bois ciré qui attirait le regard, forçant l’admiration.
Marion sonna. Une dame, jeune et souriante, se pressa devant Marion, comme si elle l’avait attendue avec impatience. Celle-ci la prit dans ses bras et l’étreignit comme une vieille amie.
Marion se dégagea, Sans brusquerie, mais s’étonna de cette familiarité.
" Bonjour Marion ! je peux vous appeler Marion n’est-ce pas ? "
" Euh, oui, si vous voulez ". " Je vais vous conduire à votre chambre, vous pourrez vous débarrasser et défaire vos bagages ". " Merci, mais peut-être devrais-je attendre Robin ici ? " " Non, non tout est prévu, ne vous inquiétez surtout pas, Monsieur aura un peu de retard mais il nous a avertis ". Marion déposa son bagage par terre et fouilla son sac à main à la recherche de son portable. Pas de réseau. Voilà pourquoi Robin ne l’avait pas prévenue de son retard. Il avait insisté pour qu’elle le rejoigne directement ici, puisque lui-même était déjà en séminaire dans la région pour son travail. Elle avait fini par céder, même si les quatre heures de route la rebutaient. Finalement elle rêvait de découvrir cet endroit magique pour elle, ses falaises, ses maisons d’un autre temps. Beaucoup d’écrivains y avaient séjourné, y puisant inspiration, joie, magie des mots. Marion aimait écrire. Des petits bouts d’histoire, des textes. La sensualité des mots l’émouvait souvent, creusant en elle des sillons indélébiles. Il lui était cependant difficile de partager cette passion avec quelqu’un. Peut-être que la musique en lettres n’influe pas de la même manière sur chacun d’entre nous, se disait-elle secrètement. Robin l’encourageait dans cette voie mais n’avait pas la sensibilité nécessaire pour vivre pleinement une telle passion. Marion pensait souvent que chacun est différent et qu’il faut s’y adapter. D’ailleurs elle le faisait. Où le tentait. Avec lui. Marion grimpa les marches grinçantes derrière la jeune femme. Elle ne savait dire pourquoi mais une crainte, tapie au fond d’elle-même, se faisait entendre. Au bout d’un couloir qui avait paru s’étendre à l’infini, la femme s’arrêta devant une porte. Elle y précéda Marion. " Voilà, vous êtes chez vous ! Installez-vous, j’arrive avec du thé pour vous réchauffer " Marion avait voulu lui dire qu’elle n’aimait pas beaucoup le thé, mais d’une pirouette, la femme avait disparu.
Au bout d’une dizaine de minutes, on frappa doucement à la porte. Marion espérait que Robin arrivait enfin, elle ouvrit pour découvrir un plateau au pas de la porte avec un petit mot.
"Buvez tant que c’est chaud !" Marion prit le plateau et le déposa au pied du lit. Elle huma le liquide brûlant. L’odeur n’était pas tentante mais Marion était frigorifiée et avait bien besoin de quelque chose de chaud. Elle but. Presque tout. Elle s’étendit une seconde. Quelques minutes plus tard, la tête commença à lui tourner, son cœur s’emballait. Au dernier moment de conscience, une peur l’envahit. Que faisait-elle ici et pourquoi ? Ă suivre. © Dentelle – 17/11/2009
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17-11-2009, 11:41:44 Dentelle Ecriture
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J’en ai connu des nuits peintes à l’encre rouge où le noir m’était ravi sans cesse. Mais maintenant une éclaircie pourpre se faufile sur la ligne moirée de l’horizon. Je veux croire en cette magie fantasque du rêve. © Dentelle – 08/11/2009

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08-11-2009, 20:08:41 Dentelle Ecriture
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Ce soir je voudrais me perdre dans une immensité d’opale, Où les larmes de ta solitude une par une s’empalent. Ce soir je voudrais pouvoir t’écrire des mots de satin, Où la beauté des lettres vêtues de soie efface ton chagrin. © Dentelle – 07/11/09 
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07-11-2009, 19:50:51 Dentelle Humeur
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"Champagne ! " A crié Vincent à cette cérémonie d’enterrement de vie de garçon. Pourquoi l’appelle-t-on comme ça ? Parce qu’après on devient une fille ?? Et l’inverse également ? Voilà pourquoi l’équilibre des sexes est respecté alors ! Joyeuse mise en bière en perspective !
© Dentelle - 02/11/09 
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02-11-2009, 20:25:13 Dentelle Ecriture
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Elle plongea la main dans le sac, y cherchant quelque chose de connu. En fait, elle cherchait surtout à se rassurer sur le contenu à défaut de tout connaître sur le contenant. Ses doigts agrippèrent un objet. Dur, Froid. Il lui était impossible d’en saisir les contours, d’en reconnaître le sens ou l’utilité. Elle voulait le sortir de là, lui rendre sa liberté, lui permettre de revoir la lumière du jour. Quelque chose l’en empêchait, Fermement. En fait c’était probablement le fameux sac en lui-même. Celui dont tout le monde parle en permanence, Un vrai et terrible sac de nœuds. Impossible à dénouer ! © Dentelle - 1/11/09 
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01-11-2009, 18:49:56 Dentelle Ecriture
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De guerre lasse Cyril raccrocha. Encore un rendez-vous annulé ! Il commençait à se poser des questions sur sa relation avec Cécile. C’était la troisième fois qu’elle décommandait une rencontre. Ils avaient pourtant l’air sur la même longueur d’ondes. Eh bien il s’était encore trompé. Evidemment on ne peut obliger personne à avoir les mêmes sentiments, les mêmes ressentis vis-à-vis de l’autre. Cyril marchait, au hasard , tout à ses pensées.
Il faisait encore très doux en cette fin d’octobre. La pluie avait déserté le ciel, laissant place à une légère humidité ambiante. Quelques passants s’attardaient devant une vitrine, montrant du doigt tel ou tel objet. Cyril n’était jamais venu dans ce quartier, et finalement la réflexion l’avait amené à une marche conséquente d’au moins trois kilomètres. Il avait atterri dans une petite rue assez sombre malgré le ciel éclairci, dans laquelle on ne pouvait accéder qu’à pied. Quelques boutiques se rangeaient côte à côte avec des devantures en bois déteint. Un autre temps semblait s’écouler ici. Pas de stress de circulation, pas de cris de klaxons, pas de gens engoncés dans leur vitesse de marche à allure fantomatique. Une boutique attira plus particulièrement son attention. " L ‘ombre de soi-même ". De lourdes tentures rouge sang cachaient une grande partie de l’étalage. Il distingua quelques jeux de cartes étalés dont les jokers avaient un air menaçant, quelques vieux bijoux en argent terni attendaient le cou ou la main de leur nouvelle propriétaire. Cyril fut attiré par un objet à demi caché sous un livre à la couverture écornée. Il n’en distinguait pas les contours mais était cependant subjugué. Cyril poussa la porte. Une vieille cloche retentit, le faisant sursauter. On était loin des portes automatiques des grandes surfaces. L’atmosphère poussiéreuse était étouffée par une odeur d’encens et un vieux monsieur vint vers lui pour lui tendre un sourire édenté. Ils échangèrent les mots nécessaires, sans y ajouter un surplus de politesse. Cyril sentait que ce Monsieur comprenait et ne voulait pas entamer une discussion commerciale. Sans demander à Cyril ce qu’il désirait, l’homme se déplaça vers la vitrine et y saisit l’objet sous le livre. " Voilà " dit-il.
Cyril avait peur. Il n’aurait pu dire de quoi ni pourquoi, mais l’objet en question l’effrayait tout en l’attirant. " Merci " répondit-il en tendant la main. Le vieil homme devança sa question sur le prix et d’une voix étrange lui dit : " C’est gratuit pour vous "
Cyril enfourna l’objet dans son sac et sortit précipitamment de la boutique. Il n’avait pu dire merci. Il était resté coi.
Au bout d’au moins dix minutes de marche, de retour dans une artère plus grande, Cyril s’installa à une terrasse extérieure chauffée. Quelques personnes attablées discutaient entre elles, sans un regard pour cet homme seul et d’humeur triste. Cyril ouvrit le sac et en sortit une boîte en bois patiné par les années. Il s’attendait à cela sans vraiment savoir pourquoi. D’abord il passa les doigts sur le couvercle sans oser l’ouvrir. Ensuite, il le souleva délicatement. Une odeur suave s’en échappa, parfum de sensualité. Des images furtives de corps enlacés coururent dans son esprit. Une étrange magie semblait opérer en Cyril. Il se laissa glisser dans des rêves peuplés de volupté. Quelques minutes passèrent et quand Cyril reprit ses esprits, il eût l’impression que des heures s’étaient écoulées. Cyril avait envie de Cécile, pas uniquement physiquement. Elle lui manquait, beaucoup. Il réfléchit à la manière dont il avait agi ces dernières semaines. C’est vrai qu’il l’accusait de reporter ses rendez-vous, mais l’appelait-il parfois pour lui dire un petit mot gentil ? Non. Lui faisait-il parfois un cadeau ? Non. Avait-il des gestes tendres à son égard en dehors de leurs ébats ? Non. Mais quel genre de relation était-ce donc ? Cyril referma la boîte d’un geste sec, et décida d’agir, de tenter de reconquérir Cécile. Il allait se battre.
L’Amour est souvent plus proche qu’on ne le pense. Cyril sentit son torse se gonfler. D’air pur, De tendresse, D’Amour. Il téléphona à Cécile sur le champs, lui dit toutes les choses qu’il n’avait osé dire " avant ". Elle accepta un nouveau rendez-vous, assez prometteur.
Cyril avait envie d’aller dire merci au vieil homme pour la boîte magique. Il refit le dédale de rues, pour déboucher dans la bonne petite ruelle. Il chercha, En vain. La boutique avait disparu. Il devait se tromper, c’était impossible. Il chercha encore et encore, Mais rien. Il ne comprenait pas. L’heure d’aller retrouver Cécile avait sonné. Il devait se résoudre à quitter le quartier… et puis cela avait-il de l’importance ?
Cyril marcha, Glissa, Vola vers sa Belle. N’y a-t-il pas une boîte à magie pour chacun de nous quelque part ?
© Dentelle – 27/10/09

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27-10-2009, 10:18:49 Dentelle Boîtes à...
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"Du pouvoir des mots... Au mouvoir des peaux..." Superbe phrase Auteur Inconnu 
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26-10-2009, 16:35:37 Dentelle Humeur
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Lise voyait son reflet s’envoler dans l’eau, les gouttes de pluie s’acharnant à troubler son image. Elle était assise sur le bord de la fontaine, tentant de se reposer quelques instants. Elle affectionnait cet endroit où la quiétude contrastait avec le bruit de la circulation. Lise regardait les rides de ses yeux s’effacer peu à peu. Elle se souriait. Petit à petit les cercles s’agrandissaient, ne laissant plus de place pour son visage. Il faisait gris et le ciel était très menaçant, comme s’il devait évacuer sa colère. Lise pressa le pas pour rentrer. Sa maison n’était qu’à quelques rues de là. Elle tourna la clé dans la serrure. Magda s’empressa de fêter son retour. Une caresse plus tard, la chienne se recoucha sur le tapis. Lise alluma le séjour et se débarrassa enfin de ses vêtements humides. Elle fila sous la douche et laissa couler l’eau chaude longtemps sur son corps. Elle se sentait revivre sous la mousse qui la recouvrait. Une délicieuse odeur s’étalait sur elle au fur et à mesure des passages de l’éponge. Elle se rinça longuement et finit par sortir de la vapeur à regrets. Elle se réfugia dans un peignoir satiné et frissonna légèrement. Le miroir lui renvoya son image. Malgré son âge, elle se trouvait encore attirante. Ses yeux débordaient de bonne humeur, cependant une certaine nostalgie du passé lui étreignait le cœur. Elle aurait tant voulu qu’Il soit là, sur le lit, en train d’attendre qu’elle soit fraîche. Mais le destin en avait décidé autrement. Elle se rappelait combien il était bon de se réfugier dans ses bras pour se réchauffer, pour y puiser une nouvelle énergie. Elle regagna le salon. Elle s’étendit sur le sofa, saisit la télécommande pour regarder, comme à son habitude, une émission sans réellement la voir. Une tristesse l’envahit encore, débordant de son cœur meurtri par l’amour. Mais pourquoi l’amour fait-il toujours mal ?
La sonnette retentit, Magda aboya, cherchant à chasser l’intrus. Lise n’avait pas envie d’ouvrir, elle n’attendait et ne voulait voir personne. Le deuxième coup de sonnette se fit plus insistant et Lise finit par aller ouvrir. " Bonsoir, je suis votre nouveau voisin et je vous ai vue rentrer, je voulais juste me présenter puisque nous allons être amenés à nous revoir souvent ". Lise sourit. Pour de vrai. Un sourire chaleureux, plein de promesses…. © Dentelle

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22-10-2009, 11:30:36 Dentelle Ecriture
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