22 février 2012
Nouvelle catégorie - La vie de Cyria

Aux lectrices et lecteurs de cet espace,
Vous trouverez dès aujourd'hui une nouvelle catégorie intitulée "La vie de Cyria".
Des épisodes de la vie de Cyria viendront agrémenter vos lectures régulièrement, avec ses hauts et ses bas, ses fictions et ses vérités... à vous bien sûr de la faire vivre également par vos rêves ou vos réalités.
Dentelle
22:04 Écrit par Dentelle dans Humeur
La vie de Cyria - épisode 1

Cyria était à cran.
Elle se défendait pourtant souvent d’en arriver à ce stade-là, mais ces derniers jours avaient été harassants.
Son travail.
Eh oui, ce satané travail et son fichu environnement.
Quelques mois plus tôt, elle avait décidé de donner un autre souffle à sa carrière et s’était retrouvée cadenassée par un contrat dans cette société d’import-export de livres.
Et elle y avait cru aux grandes paroles distillées facilement, un peu trop même, par la directrice de l’établissement.
Bien sûr, Alfonso l’avait recommandée à ce poste, vantant ses mérites, y ajoutant même une touche pimentée personnelle.
Et Cyria avait quitté le giron paternel, ainsi que sa petite bibliothèque-librairie chaleureuse pour une énorme société aussi riche qu’anonyme.
Cyria avait un numéro.
Non, Cyria était un numéro parmi tant d’autres, le cent vingt et un mille quatre-vingt-sept.
Rien qu’à penser à ce chiffre, elle en avait le tournis.
Chaque fois qu’elle allumait son ordinateur et ouvrait sa session, elle devait taper ce chiffre. Et chaque jour, elle le recomposait, s’imposant une auto- discipline pour ne pas envoyer balader le clavier.
Cyria avait toujours été rebelle.
Intérieurement surtout.
Extérieurement elle paraissait superficielle, amusante, gaie-luronne et même de bonne composition. Et finalement c’était un statut qui lui convenait bien.
Mais au fond d’elle germait toujours une petite graine de tendre timidité et de pudeur déguisée en audace.
Elle ne se dévoilait que rarement. Même si elle aimait dispenser une tonne d’informations sur elle-même aussi superficielles les unes que les autres, d’aucun ne pouvait s’imaginer le fond de ses pensées ou les trésors de personnalité enfouis tout au fond d’elle-même.
Elle se souvenait du premier jour de ses désillusions..
à suivre.
©Dentelle – 22/02/2012
21:55 Écrit par Dentelle dans Ecriture, La vie de Cyria
20 février 2012
Pari tenu (suite et fin)

Tu es prête ?
Ces quelques mots de Manuel la ramenèrent à la réalité.
- Presque ! s’entendit-elle répondre.
Un goût amer lui monta dans la gorge. Elle ravala les larmes qui menaçaient de pulser sur ses joues pâles.
Elle enfila ses escarpins et sans un regard vers lui, fila.
Manuel ne tenta pas de la retenir.
Tout ceci était dans le « contrat ».
Mais il ne pouvait s’empêcher de repenser à la folle nuit qu’il venait de passer, il se remémorait les gestes gracieux de Carla quand elle avait libéré son sexe durci de son fourreau. La façon dont elle l’avait regardé droit dans les yeux quand le rythme de son bassin avait épousé parfaitement le sien.
Mais tout ceci était fini.
Il avait tenu son pari.
Carla grimpa dans la voiture de Gil. Malgré la chaleur, elle frissonna.
Il l’embrassa à pleine bouche, glissa une main dans son entrejambe et d’un air satisfait, démarra en trombe.
La vie reprit son cours normal pour Carla. Elle était la parfaite « épousée » que Gil attendait. Il était courtois, posé, gentil dans ses bons jours, mais se laissait toujours guider par la raison.
Elle aurait voulu qu’il la traite comme une amante, mais il n’en ressentait pas le besoin.
Par contre Carla avait les besoins d’une jeune trentenaire. Et Gil ne faisait rien, ou presque pour la combler.
De temps à autre il l’autorisait à le masturber mais tout se passait toujours très vite et elle n’y prenait pas souvent de plaisir.
Elle rêvassait à cette folle nuit en-corps qu’elle avait vécue avec Manuel. Mais savait qu’elle serait l’exception qui confirme la règle.
Une seule nuit.
Juste une.
Tout avait débuté la semaine dernière…
Carla n’en pouvait plus. Elle avait BESOIN de se sentir une femme désirée.
Elle s’était acheté une jolie robe en coton, des escarpins à talons hauts, un string de soie blanc. Gil ne pourrait lui résister.
Vêtue de ses nouveaux achats, elle s’était rendue à son bureau dans l’espoir d’y puiser un peu de tendresse voire même un peu de sexe.
Elle s’était faufilée dans l’ascenseur et en appuyant sur le bouton 4, elle se demanda tout de même si c’était une bonne idée.
Gil ne tolérait aucun écart et peut-être était-il occupé ?
La peur au ventre, elle avait poussé doucement la porte du bureau, et par l’entrebâillement avait surpris Gil en train de faire sauvagement l’amour à une belle inconnue sur le bureau.
Carla ne cria pas, ne fit aucun mouvement.
Tétanisée.
Gil lui lança un regard étrange.
Il continua ses mouvements sans se préoccuper de la voyeuse accidentelle.
Il sembla même à Carla qu’il prenait un malin plaisir à mettre de la verve à son œuvre.
Au bout de ce qui sembla une éternité à Carla, Gil se retira de sa partenaire et jouit sur son ventre.
Carla se sentit mal tout en sentant monter en elle une certaine excitation.
Elle quitta le bureau et retourna docilement à la maison pour attendre le retour de Gil. Elle jeta ses nouveaux habits à la poubelle, de rage et de dépit.
Gil rentra, il l’embrassa distraitement, comme si rien ne s’était passé. Il s’installa à table et feuilleta le courrier.
Un jour qui succède à un autre jour.
Une nuit qui succède à une autre nuit.
Le matin, Carla s’éveilla tard. Elle n’avait su trouver le sommeil, revoyant les images de Gil faisant l’amour à cette femme. Gil était déjà parti travailler.
Dans le vestibule, Carla trouva une enveloppe avec son prénom.
Elle reconnut tout de suite son écriture.
« Ma chérie, j’espère que tu as pu dormir un peu.
Te souviens-tu de Manuel que tu avais trouvé si sympathique à notre premier déjeuner d’amoureux ? Eh bien il t’attendra ce soir pour une folle nuit. Tout est convenu, il sait très bien que ce ne sera jamais qu’une seule et unique nuit et que jamais vous ne vous reverrez. Vous en ferez ce que vous voudrez de cette nuit. Jamais je ne t’en reparlerai et jamais je ne te poserai de questions. Tu as seule la clé de cette ivresse. Remets cette jolie robe blanche que tu avais hier mais aucun sous-vêtement. Prends tout ceci comme un cadeau, non pour me faire pardonner, mais en signe de notre nouvel avenir car à partir d’aujourd’hui nous formerons un vrai couple ! »
Carla relu la missive plusieurs fois.
Mais que voulait donc Gil ? Qu’elle passe la nuit avec un parfait inconnu pour qu’elle oublie ce qu’elle avait vu ? Et d’un autre côté, si tout était de nouveau possible, ne devait-elle pas saisir cette chance ?
De toute façon, comme d’habitude elle ferait ce que Gil désirait. Elle était allée rechercher la robe dans la poubelle, l’avait lavée, repassée et l’avait mise en attendant d’autres informations. Le string soyeux était lové au creux de son sac.
Gil passa prendre Carla un peu après 20 h et l’avait conduite à l’hôtel où il avait réservé une chambre au nom de Manuel.
Quand il l’avait déposée, Manuel était déjà là et avait juste fait entrer Carla en souriant.
Un sourire dévastateur.
Envoûtant pour une femme en manque de tendresse, d’amour et de sexe.
Et ils avaient fait l’amour.
D’abord pudiquement puis en se donnant l’un à l’autre sans retenue.
Avec excès.
Comme si cette nuit devait être la première,
ou la dernière.
Le matin Gil était passé reprendre Carla.
Assez sèchement.
Il l’avait reconduite directement à la maison, la vie avait repris son cours et finalement cette nuit n’était pas l’aube d’une nouvelle vie.
Tout n’était qu’habitude.
Ainsi était la vie de Carla.
Plate avec juste les souvenirs d’une folle nuit avec Manuel.
Allaient-ils se revoir ?
Jamais probablement.
Manuel était joueur. Il aimait parier les choses les plus invraisemblables et la dernière en date était l’échange d’une journée de travail dans un bureau pour sa femme contre une nuit avec la femme d’un vague copain de jeu. Et il avait gagné.
Comme à son habitude se disait-il.
Ce qu’il ne savait pas c’est que finalement sa femme, avait fait un peu plus que du travail de secrétariat. Il l’ignorait et l’ignorerait probablement toujours.
Il s’était réjoui à la pensée de la nuit qui l’attendait.
Et il avait eu raison de se réjouir. Clara avait été fabuleuse et s’était donnée complètement.
Au tout de quelques mois, Clara finit par quitter Gil, elle ne revit jamais Manuel. Ne sût jamais que toute cette histoire avait été une question de pari.
Manuel continua de croire à sa chance quand sa femme faisait du secrétariat.
Gil se réfugia dans l’alcool et le jeu… se demandant très souvent le lot qui l’attendrait le soir.
Parce que pour jouer il faut avoir l’audace de perdre…
©Dentelle – 09/02/2012
19:22 Écrit par Dentelle dans Ecriture
08 février 2012
Pari tenu - 1ère partie

- Du beurre ?
- Non merci !
La réponse fusa presqu’aussi vite que la question.
Tranchante.
Nette et précise.
Un sourire éclaira cependant ses traits masculins. Le soleil imprégna ses yeux et son visage, ravissant à sa compagne l’impression d’avoir posé la mauvaise question au mauvais moment.
Une douce intimité baignait la pièce.
Il faisait chaud.
Clara s’était à peine vêtue pour le petit-déjeuner. Manuel avait juste passé un short et un tee-shirt sur une peau douchée d’à peine 5 minutes.
La fenêtre ouverte sur la terrasse laissait passer de temps à autre une brise fraîche, faisant voleter le tulle des rideaux.
Manuel croqua une pomme pendant que Clara buvait son café.
Noir.
Ils se sourirent.
Encore une fois,
Une dernière fois peut-être.
On frappa et un homme entra sans invitation.
« C’est l’heure ! » furent ses seuls mots, et sans un regard il sortit de la pièce à grands pas.
Clara soupira.
Avec résignation.
Elle quitta la petite table de la chambre et se dirigea vers le lit, y jeta la nuisette de dentelle.
Nue elle se dirigea vers la douche.
Manuel la perdit de vue dans la buée de l’autre pièce.
Une ondée plus tard, elle revint dans la chambre et se faufila vers le petit fauteuil où elle avait laissé tomber sa robe le soir précédent.
Ou était-ce un autre soir ?
Elle n’y pensa plus.
La robe de coton blanc prit vie sur son corps légèrement hâlé.
Elle chercha des yeux son petit sac et en sortit un string immaculé soyeux.
Ses pensées s’évadèrent sur le moment où elle l’avait ôté sous l’ordre de Gil.
À suivre
©Dentelle – 08/02/2012
16:03 Écrit par Dentelle dans Ecriture
05 février 2012
De l'ombre à la lumière

Ce n’était pas nouveau.
Encore une fois les aiguilles avaient œuvré et un tissu d’heures avait filé entre le moment où l’être cher avait disparu dans la nuit et celui où elle revenait à la vie réelle.
Margot n’aimait pas les jours qui finissaient de cette façon, mais elle n’y pouvait rien.
Elle avait acquis ce petit brin de fatalité au fil des années.
Elle se remémora la soirée d’hier.
Un petit sms l’avait surprise dès sa sortie du bureau.
« Je suis dispo pour quelques heures…. ».
Court et pourtant si concis.
Ces trois points de suspension qui en disaient long.
Trois points,
comme s’il était impossible d’arrêter l’encre de couler après un seul.
Comme si rien n’avait une fin.
Pourtant elle aurait aimé inscrire le mot fin à cette histoire, mais elle en était incapable.
L’Amour était plus fort que tout,
Plus fort que la raison,
Comme souvent,
Comme toujours pouvait-elle se dire quand un petit moment de lucidité s’emparait de son esprit.
Le court message induisait tellement de choses !
Un petit souper, création d’une atmosphère chaleureuse, une préparation méticuleuse de son corps.
Margot était donc passée chez le traiteur avant de réintégrer son minuscule appartement. Pervenche, sa chatte l’avait boudée, dès son entrée, comme si elle ressentait la tristesse de sa maîtresse.
Maîtresse.
Ce mot résonnait sans cesse dans sa tête. Elle détestait ces lettres de l’ombre et cherchait souvent à les éviter, mais inévitablement elles refaisaient surface, comme un terrible secret qu’on essaie de noyer dans un dernier verre.
Menu de ce soir : « tagine de poulet aux abricots secs » et Elle-même.
Margot n’aimait pas particulièrement ce plat mais c’était l’un de Ses préférés et elle voulait à tout prix lui faire plaisir,
Comme toujours.
Elle approcha la table basse de salon près du canapé et y dressa le couvert pour deux personnes.
Elle se versa un verre de vin d’un grenat profond, y trempa les lèvres et se laissa envahir par la douce chaleur ambiante.
Des bougies aux huiles essentielles de citron répandaient leur odeur douçâtre.
Margot détailla la table avant de passer sous la douche. Elle savait comment allait finir cette soirée. Après avoir goûté deux ou trois bouchées du plat, elle allait débarrasser assez rapidement et elle s’offrirait aux plaisirs de sa conquête.
La mousse orchidée sauvage s’étalait, moutonnait sur la peau blanche de Margot. Elle se glissa ensuite dans sa moelleuse sortie de bain, avant d’opter pour une longue nuisette de satin mauve. Épaules nues, elle frissonna.
Une clé glissa dans la porte qui s’ouvrit sur une silhouette.
Margot devinait le sourire sur le visage à contrejour, mais son propre cœur saignait, sans rien dire, sans le vouloir.
Le scénario intime qui suivit le premier baiser échangé se déroula comme dans un conte de fées, mais comme le pensait trop souvent Margot, sans les fées.
Elle se réveilla dans son lit,
Seule,
Juste avec les souvenirs du parfum de Joëlle sur la peau.
Cette ensorcelante femme qui avait fait d’elle une ombre,
L’ombre d’une maîtresse.
Je dédie ce texte à toutes les femmes qui restent dans l’ombre,
par obligation,
par peur,
ou tout simplement par Amour.
©Dentelle – 05/02/2012
21:21 Écrit par Dentelle dans Ecriture
01 février 2012
Ondes positives

Vous habitez la région de Montpellier?
Vous souhaitez écouter quelques-uns de mes textes racontés par une animatrice de Divergence FM?
Alors rendez-vous dans l'émission Paroles érotiques - Saison 1 émission proposée par iZabull les 10, 11 et 12/02/2012 dès minuit une...
http://www.divergence-fm.org/Paroles-Erotiques-saison-1.h...
Bonne écoute!!!
Dentelle
14:53 Écrit par Dentelle dans Actualités
30 janvier 2012
"Champagne!"
Champagne.
Ce mot pourrait vous paraître d’une étrange banalité mais il se vêt pour moi d’une autre signification : magie.
Prenez d’abord un Prince presque Charmant qui vous apporte une bouteille frappée vers minuit.
Je sais, cela ne court pas les rues mais pour les plus sceptiques je peux vous dire que je l’ai rencontré il y a quelques jours.
Notez que j’ai dit presque charmant puisque le Prince Charmant n’existe plus (il a disparu dans les légendes).
Installez-vous dans un canapé assez étroit pour ne pas vous encombrer d’un énorme espace vide impersonnel.
Entre les paroles échangées se glisse le « pop » retenu du célébrissime bouchon.
Le liquide serpente dans les deux flûtes, embuant la translucidité des verres.
Une main attentionnée distribue le délicieux breuvage.
Douce intimité agrémentée d’une timidité ravageuse.
Un agréable tintement se fait entendre, les verres s’entrechoquent doucement. Les bulles pétillent, les yeux se confondent en un éclat particulier, celui de cette nuit, celui d’une magie ensorcelante de l’Inconnu Prince presque Charmant.
Je n’ajouterai qu’un mot en souvenir de cette fabuleuse nuit,
Et vous devinez lequel !
CHAMPAGNE !!
©Dentelle
13:29 Écrit par Dentelle dans Humeur
Probabilités

« Les maths n’avaient jamais été son fort. Mais était-ce important dans son univers peuplé de mots tous aussi beaux, aussi mystérieux les uns que les autres ?
Non, bien sûr que non. »
Une longue balade avait conduit Nell à se vider l’esprit.
Totalement.
Elle ne pensait plus à ce qui l’avait tourmentée depuis presqu’un mois. Et finalement si elle réfléchissait objectivement, ses petits soucis n’avaient qu’une importance minime dans son quotidien. Elle avait juste envie de gravir un nouvel échelon dans l’échelle de sa vie.
La fatigue des kilomètres parcourus n’avaient pas entamé sa bonne humeur, et c’est futilement que ses idées avaient vagabondé sur le chemin du retour.
Son esprit avait juste épinglé une personne sortant du lot... mais sans plus.
De toute façon quelles sont les probabilités qu’une personne alchimise une autre personne et inversément sans se connaître ?
Probabilité nulle .... Ou presque …
©Dentelle
11:30 Écrit par Dentelle dans Humeur
23 novembre 2011
Merci

Un grand merci à vous pour vos passages et vos encouragements.
Merci également pour vos messages personnels par mail.
à bientôt pour de nouvelles aventures ... toutes en dentelles.
Dentelle
10:24 Écrit par Dentelle dans Humeur
14 octobre 2011
Météo du corps

Ses yeux avaient un éclat particulier, surtout depuis qu’ils avaient échangé quelques mots.
Des mots qui savent réconforter.
Une éclaircie perlait dans le ciel assombri de sa vie.
Les quelques mois passés commençaient à fondre comme neige au soleil.
C’était décidé, elle ne laisserait plus rien ni personne l’abattre.
Et certainement pas cette fichue maladie !
Courage à tous ceux qui souffrent et particulièrement toi,
oui toi à qui je pense.
Dentelle
14:48 Écrit par Dentelle dans Humeur











