22 septembre 2011

Jeu de chandelle

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Quand l’ombre de la bougie a dessiné sur son corps des mains invisibles, Violaine s’est laissée envoûter.
La nuit tombait et son amant était arrivé une bouteille de bourgogne à la main.
Il leur avait servi un verre, laissant le grenat du liquide imprégner ses lèvres.
Les dentelles de Violaine contrastaient magnifiquement avec la pâle lumière du salon ainsi qu’avec sa peau blanche.
Elle jouait du charme d’une nuisette translucide, dévoilant la longueur de ses jambes à chaque pas.
Les talons des mules assorties claquaient légèrement sur le sol.
Ses cheveux auburn étaient noués en un chignon trop sage dont s’échappaient, on ne sait par quel miracle, quelques longues mèches.

Il était tard, le calme régnait dans tout l’immeuble.

Elle s’installa sur le sofa à ses côtés.

Il avait ôté sa veste de velours usé, déposé ses lunettes démodées sur la table basse.
Il aimait se retrouver chez elle certains soirs après une longue journée passée à la rédaction.

Aujourd’hui était un jour spécial, cela faisait un an, jour pour jour qu’il avait fait sa connaissance Elle avait emménagé dans l’appartement voisin du sien. Petit à petit ils s’étaient liés d’amitié qui avait pris une tournure beaucoup plus intime au fil des jours.

Violaine le trouvait un peu " coincé . Elle aimait le taquiner sur sa pudeur et sa manière de rougir quand elle osait une remarque ou un geste un peu libertin.

 

Lui adorait la façon dont elle parvenait à le sortir de sa vie bien trop sage.

Elle ne faisait pas son éducation mais elle mettait simplement en pratique ce dont il rêvait secrètement.
Elle l’avait initié à l’amour tendresse, à l’amour passion, à l’amour en vitesse et lui avait fait connaître les doux paysages ensorcelants du corps féminin.
Elle savait pertinemment quand et comment lui donner ce plaisir qui ne laisse planer aucun doute de son habileté et sa connaissance du corps masculin également.
Ils échangèrent un long regard, elle semblait prête à embraser le petit feu follet qu’elle venait d’allumer en lui.

Il admirait la cambrure de ses reins sous l’étoffe, rêvait de soulever le tissu aérien qui emprisonnait ses seins. Il devinait les mamelons prêts à s’offrir à ses lèvres.
Il aimait particulièrement les faire durcir du bout de la langue et de là, elle prenait un plaisir certain à les diriger de plus belle vers sa bouche. Leur relation était basée sur un échange solide du don de soi à l’autre.

Violaine tentait d’effacer au fur et à mesure les tabous de son amant et elle y parvenait assez bien.

Violaine avait eu envie de se faire plaisir aujourd’hui et avait osé pousser la porte d’un " salon –boutique " où l’on vendait des sex-toys en toute simplicité : l’endroit rêvé pour ses emplettes.
Discrétion, bcbg faisaient partie intégrante de la clientèle.
Elle allait d’un rayon à un autre quand une charmante vendeuse était venue à son secours.
" Je désirerais quelque chose de particulier pour fêter notre année commune " .
Un sourire éclaira le visage de la vendeuse qui aimait s’impliquer personnellement dans les demandes des clientes.
Elle revint un instant plus tard avec tout un assortiment de jolies choses.
" Voici, un ensemble très joli qui devrait vous aller à ravir ".
En effet, la nuisette était magnifique et était parfaitement coordonnée au soutien-gorge en dentelle et au slip assorti.
" Alors je vous recommanderais aussi cette petite crème mentholée, à déposer du bout des doigts en toute intimité avant que Monsieur n’arrive. Vous verrez, je vous garantis un effet glacial très enflammant !
Pour terminer, je vous recommande cette bougie.
Aphrodisiaque ?
" En fait, il vous suffit de l’allumer, et je pense qu’avec votre tenue ce ne sera pas difficile (la vendeuse avait un humour très plaisant pour Violaine), vous en faites couler quelques gouttes sur Monsieur. Evidemment c’est prévu pour cet usage ! N’utilisez jamais une simple bougie, celle-ci est étudiée pour cette utilisation.
Vous ne risquez pas de le brûler mais simplement de lui créer de nouvelles sensations.
Quand les gouttelettes seront déposées à même le corps, il vous suffit de les lécher, elles sont comestibles et si agréables au goût…. Vous reviendrez me voir c’est certain.
Violaine se demandait si Monsieur apprécierait le risque de voir couler sur sa peau le liquide chaud.
Tant pis, si on ne risque rien, alors on n’a rien !

Elle sortit du magasin très contente de ses achats.

A la maison, elle s’était préparée avec soin, passant les sous-vêtements, enfilant les bas de soie et la nuisette échancrée. Quand elle se vit dans le miroir, Violaine se trouva belle.
La lingerie est probablement l’une des plus belles choses que l’on ait inventé pour parfaire une femme.

Avant l’arrivée de son amant, elle avait filé à la salle de bain et avait plongé l’index dans la crème épaisse mentholée. Elle l’avait respiré. La menthe offrait un délicieux parfum. Du bout du doigt elle avait enduit généreusement son clitoris, écartant délicatement les deux lèvres comme on ouvre un bouton de rose.
L’effet fut presque immédiat. Une chaleur se diffusa dans ses parties intimes, lui laissant une seule envie, celle du plaisir. Elle se caressa un peu, mais déjà la porte d’entrée grinçait.
Elle alla l’accueillir, avec au creux des ventre un besoin de lui…..
Ils étaient à moitié étendus sur le canapé, sirotant le vin.
Violaine lui dévoila ses charmes, parcourant elle-même son corps sous les yeux de son amant.
La volupté s'emparait de leurs sens.
Violaine voulait essayer son dernier achat.

Elle se leva, l'invita à faire de même. Il voulut parler mais elle déposa délicatement un doigt sur ses lèvres.
Elle le déshabilla lentement, caressa chaque partie de sa virilité.
Ils se dirigèrent vers la chambre.
Violaine le fit étendre sur le ventre, elle alluma la bougie, attendit quelques minutes et la souffla.
Une délicieuse odeur de fruits flottait dans la pièce.
Elle laissa tomber quelques gouttes sur le dos offert.
Il eut un soubresaut mais ne cria pas. La cire devait donc être à bonne température.
Ce devait être un genre de sève puisque c'était comestible.
Elle lécha.
Agréable au goûter.
Elle continua jusqu'à plus soif ou plus faim... Il se retourna et se laissa prendre en bouche et s'offrit pleinement.
Violaine sentit monter en lui la vague du plaisir.
Il gémit, fermant les yeux, savourant l'instant si délicieux.

Violaine eut un sourire aguichant, lui demanda de la regarder.
Elle saisit le pot de crème mentholée sur la petite table, y trempa un doigt, sourit de nouveau et écarta le tissu à l'entrejambe.

"C'est également comestible, tu veux y goûter?"

Il sourit aussi et s'empressa de satisfaire sa soif de plaisir.

Dentelle

10:33 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

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