23 septembre 2011

Fantasme très attachant (fin)

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La pièce s’éclaira très peu.
Une table contre un mur, en son centre un halo lumineux attirait le regard.
L’endroit était cossu, de chaudes couleurs s’étiraient sur les murs.Tout un assortiment de cordes, cordelettes, sangles, liens, etc s’alignait sur la table.
Un canapé était placé un peu en retrait de la lumière, il était là pour accueillir un spectateur s’il devait en y avoir un.
 Des chaises et des valets étaient disposés pour recueillir les vêtements. 
L’accompagnateur se prénommait Richard.
Son visage énigmatique souriait cependant grâce à son regard lumineux.
Il inspirait la confiance et malgré les apparences rugueuses de son corps il était très doux.

Ēlise avait soif.
Sur une table basse, quelques boissons attendaient les lèvres assoiffées.
"Je vous en prie"  dit Richard.
Ēlise se laissa tenter. 
Après tout que risquait-elle ? 
C’était sensé être un endroit de fantasme alors elle décida de se laisser emporter sans plus se poser de question.
Un liquide vert.
Un autre rouge.
Ēlise choisit le rouge.
Elle but d’un trait.
Le liquide n’était pas alcoolisé mais avait le goût de fruits exotiques, un délice se dit-elle.
Elle sût plus tard qu’il ne faut avoir consommé aucun alcool ni aucune drogue pour profiter pleinement de la séance érotique qui s’offrait à elle. 

Le maître de cérémonie commença par interroger Bruno sur ce qui l’attirait dans l’attachement de sa partenaire.
Bruno dévoila enfin clairement son fantasme, décrivant combien il trouvait sensuel l’appartenance, la confiance qu’il fallait l’un à l’autre pour cette pratique.
Il trouvait à son goût le fait de posséder ou d’être possédé par l’autre.
Il décrit combien il aimait voir le contact de la corde de chanvre ou de coton sur le corps.
Richard connaissait parfaitement le sujet et maîtrisait ses émotions, ne dévoilant rien de ce qui le troublait ou pas. 
Il était d’une neutralité complète.

Cela mit Ēlise très à l’aise.
Elle était avec un spécialiste pour les conseiller et  sentait monter en elle une certaine excitation.
Le couple décida la manière dont ils allaient procéder.
Ēlise acceptait de se déshabiller, elle ôta la robe, garda le body, les bas et les chaussures à hauts talons.
C’était trop tôt  pour oser se donner complètement devant les yeux d’un inconnu.
Bruno, quant à lui, aurait aimé la nudité de sa femme sous la symétrie des cordages… mais il respecta entièrement le choix d’Ēlise.
Il avait appris que pour l’épanouissement d’un tel acte, le consentement et le bien-ê
tre des deux acteurs est primordial. 
Richard avait montré, conseillé, initié Bruno aux nœuds, à leur solidité et à leur beauté.Bruno avait appris rapidement les rudiments de l’œuvre qu’il voulait accomplir avec le corps d'Ēlise.

Il commença d’abord par le choix de la corde principale.
Une corde rouge vif en coton de manière à ne pas agresser la peau.  Elle ne devait pas être de forte résistance donc cette matière convenait parfaitement à leur essai.Il passa la corde entre ses doigts et en vérifia la douceur. 
Il partagea le corps d’Ēlise en parfaite symétrie, respectant le dessin naturel de ses seins cachés sous le tissu du body.Il mit en valeur ses longues jambes, faisant des nœuds dignes d’un expert.
Au fur et à mesure qu’il enserrait le corps, il sentait monter en lui l’excitation.
Du regard il questionnait souvent sa partenaire, cherchant à lui donner également l’envie de lui.
Il attacha délicatement ses poignets, passa ensuite sur les chevilles, savourant du regard la beauté sensuelle de ce corps offert.
La matière du cordage rouge contrastait parfaitement avec la peau laiteuse d’Ēlise.
Celle-ci était assise sur une chaise au centre de la pièce et appréciait cette mise en scène comme elle n’aurait pu l’imaginer sans l’avoir vécue.
 L’érotisme, la sensualité des positions adoptées, le lieu, la complicité née de cette expérience arrivèrent très vite à bout des envies des amants.

Richard s’éclipsa san
s un mot, sans une question. 

Malgré sa forte envie d'elle, Bruno libéra Ēlise aussi doucement que la maniè
re dont il l’avait attachée.
Ils ne purent que se rassasier l’un de l’autre dès qu’ils en eurent la liberté des mouvements, s’échappant tous deux avec volupté dans les méandres d’un plaisir partagé.  
Plus tard ils discutèrent longuement de cette expérience totalement réussie. 
Ils avaient partagé un très fort et délicieux moment.
Allaient-ils recommencer ?
Ce n’était pas à l’ordre du jour … d’ailleurs un fantasme réalisé en amène un autre et Bruno avait déjà de très bonnes idées, mais peut-être pa
s aussi bonnes que celles d’Ēlise….

© Dentelle

 

14:13 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

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