26 septembre 2011

Flambée

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Depuis la nuit des temps, la lueur du feu régit une partie de la vie.
Ces flammes gourmandes prennent aussi le masque de la mort, celui d’un manque de chaleur au sein du couple.
Comment raviver la flamme ?
Il est bien évident qu’actuellement, le cours de l’or noir, a tendance à prendre un autre lit que celui de tout un chacun.
Merci la flambée !
Merci de ne plus mettre de chaleur dans nos corps car tout a un prix,
Et celui du baril devient hors d’atteinte. 

Une solution ? 

 

Dentelle

14:18 Écrit par Dentelle dans Paysages en mots

22 septembre 2011

L'enfer du décor (gloutonnerie)

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L’enfer du décor (gloutonnerie)

Le feu avale,
                    Dévore,
                                Engloutit,
                                               Consume,
                                                             Détruit,
                                                                         Ronge,
                                                                                    Absorbe,
                                                                                                   Se repaît,
                                                                                                                   Grignote,
                                                                                                           S’empiffre,
                                                                                                                                        
Parfait ogre d’une si belle nature !  
 Glouton qui trouve nourriture à foison dans ce paradis péloponnésien.
L’eau manque pour cesser le carnage, le vent attise sa haine.
Serait-il incendiaire comme l'Amour?
Tristesse.

© Dentelle

10:13 Écrit par Dentelle dans Paysages en mots

16 juillet 2010

Saisons

Et si l’hiver était bien du passé

Que la réalité reflète qu’il a trépassé

Devrions-nous vraiment le regretter

Ou simplement le laisser filer

Et si maintenant c’était le printemps

Qu’il nous donne un peu de son temps

Nous pourrions fêter son avènement

Pour qu’il éclose gaiement

Et si l’été arrivait à grands pas

Nous l’accueillerions dans nos bras

Nous ne sommes plus très loin de là

Que c’est divin un avenir tel que ça

Et si la saison d’automne faisait la morte

Qu’elle nous oublie de la sorte

Nous ne la laisserions pas nous nier

Pour que les saisons continuent leur sablier

© Dentelle – 26/04/07

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08:25 Écrit par Dentelle dans Paysages en mots

15 juillet 2010

La robe du vent

Dans ce paysage de vagues, mon corps s’est marié avec la robe du vent.

Chacun de mes mouvements était en parfait accord avec son souffle.
Aucune entrave pour causer des ravages, sa matière souple épousait mes courbes parfaitement, créant une arabesque sur mes seins, chutant avec volupté sur mes reins.

Le tissu flottait au gré de sa fantaisie, mélangeant volupté et sensualité.

Trésor parfait de sensations.

Vive le vent !

© Dentelle – 14/04/07

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08:07 Écrit par Dentelle dans Paysages en mots

09 juillet 2010

Sérénité corporelle

Le soleil du mois de mars a entraîné avec lui l'envie d'un ressourcement de mon corps dans la nature en éveil. La caresse des rayons chaleureux a fini par me dénuder, offrant ma peau à un effleurement ardent.
La verdure était accueillante dans cette plaine désertée.
Un tapis mousseux verdâtre y était pétrifié depuis l'automne, attendant la venue d'une belle ou d'un prince pour s'éveiller.
Mon corps s'est étendu dans la verdure, frissonnant au contact légèrement humide du sol.
Le calme a eu raison des tensions accumulées par le quotidien.
La sérénité a frappé à la porte de ma conscience et le stress m'a ainsi désertée.

Merci pour ces moments purs de calme.

© Dentelle - 11/03/07

sérénitécorporelle

07:57 Écrit par Dentelle dans Paysages en mots

Merci au vent des mots

Et le vent s'amarra dans mes cheveux,

Voulant d'un seul geste m'emporter vers vous.

Loin.

Le littoral n'a déjà plus la même saveur,

Puisqu'il a savouré vos pas,

Puisqu'il s'est enivré de vos gestes.

D'une main experte ce souffle puissant

nous a encore une fois rapprochés.

Un peu plus,

Un peu plus près.

Parce que c'est moi,

Parce que c'est vous,

Parce que c'est nous.

© Dentelle - 05/03/07

merciauventdes mots

07:52 Écrit par Dentelle dans Paysages en mots

07 juillet 2010

Manuel de vie

Il pleuvait.
Aujourd'hui encore, comme hier.
Émeline allait prendre le large.
Elle se rendrait loin de son éditeur.Elle rêvait d'une escapade.
Jamais le temps, jamais le moment ... mais là c'était nécessaire.
La gare centrale grouillait de monde. L'endroit par excellence où tout est mouvement.
Émeline avançait sur les quais, cherchant sa voie.
Elle grimpa dans le train, direction plein sud, le soleil.
Rien qu'une idée en tête, le confort des voitures en première classe.
Un pas chaloupé, puis un autre dans le couloir et Émeline pénètre dans l'espace clos d'une cabine, au hasard d'une place libre.
Un homme est déjà installé les jambes tendues par-dessous la tablette.
Émeline aurait voulu lui demander pardon mais elle ne put.
Quel côté choisir? Dans le sens de la marche, donc s'asseoir à côté de lui ou se mettre juste en face et le faire bouger?
Pile ou face? Toujours ce dilemme du choix. Celui qui va décider de la suite des évènements.
Elle prend le côte à côte.
Elle lève haut les bras et fourre son sac par-dessus sa tête.
Ôtant d'abord sa veste en velours côtelé, elle résiste à l'envie d'enlever son pull également. La chaleur dégagée par le chauffage ne fait aucun doute.
Le trajet promet d'être endormant. Elle va se retrouver dans un cocon cotonneux. Son regard est d'abord attiré par un livre posé sur cette tablette.
Défaut professionnel. Elle lit : "Voyage en enfer".
Calée contre son siège elle soupire d'aise. Enfin.
L'homme bouge légèrement aussi, pour la première fois depuis dix minutes.
Il replie les jambes par-dessous son siège. Émeline lui jette un regard en coin. Il s'assoupit. Elle peut se livrer à son jeu favori, l'observation des mains. Elles vont tout lui révéler. La vérité, celle qu'Émeline recherche depuis qu'elle comprend la vie.
Blanches.
C'est le mot qui lui saute aux yeux. Besoin de soleil, c'est certain.
D'ailleurs le livre qu'il lit ne peut rien présager d'autre.
Chaudes.
Oh oui, elles dégagent une chaleur certaine.
Émeline la ressent réellement, sans les toucher. Elle est spécialiste et ne peut se tromper. Ses doigts ne sont ni fuselés, ni longs, ni boudinés. Ils sont juste normaux. Mais Émeline ne trouve jamais les doigts normaux. Ils ont leurs secrets. Leurs positions, la manière de les plier, les articulations, tout est parlant. Les ongles ne sont pas rongés.
Elle se met à rêver, voir les mains de l'homme se mouvoir.
Elle continue ses observations. Son poignet est assez fin. S'il tourne la main elle pourra en voir l'intérieur. Visualiser le sang couler dans les veines. Imaginer sa vie. Elle cesse ce vagabondage.
Il s'éveille, s'étire, tourne la tête et lui sourit.
Elle n'y répond pas, ou si peu.
Elle a cependant envie de ses mains.
Comment pourrait-il la comprendre? Elle ne pourrait pas lui expliquer de toute manière.
Il la regarde encore, la trouve jolie.
Il tente un petit clin d'œil complice. Il ose.
"Bonjour, je m'appelle Bertrand".
Elle ne l'entend même pas.
Il lui tend la main par la même occasion.
Elle plonge la sienne dans l'offrande. La saisit fermement, esquisse un léger sourire en coin. Mais ne dit rien.
À quoi bon? Dans quelques heures ils quitteront ce manège et retourneront chacun à leur cirque de vie. Elle ne lâche pas sa prise. Enferme ses doigts dans la main tendue.
Chaudes, oui.
Douces, oui.
Fermes ... oui.
Tout à la fois.
Elle tente plus. Elle se tourne vers lui. Saisit d'emblée la deuxième main.
Ils se retrouvent plus ou moins face à face sur le même siège.
Émeline tend les deux paumes vers Bertrand.
Il l'imite.
La chaleur du compartiment enjolive la réalité.
Deux étrangers se touchent, se découvrent, font connaissance simplement par l'intermédiaire des mains.
Bertrand voit réellement Émeline pour la première fois. Il distingue ses traits.
Sa beauté.
Mains sur mains il guette le moindre mouvement sur son visage.
Ils entrecroisent leurs doigts. Bouffée d'envie.
Ils descendent ensemble, découvrent le corps d'Émeline à quatre mains.
Ils ne cherchent pas à comprendre, profitent simplement du moment.
Ils ne cherchent pas à s'aimer, mais juste à apprivoiser l'instant présent.
Que feront-ils dans un jour, dans un mois, dans une année?
Ils n'en savent rien et n'y pensent même pas.
Le bonheur actuel est chaud, intense.
Émeline pense désir brut.
Ils s'explorent, se ressaisissent de temps en temps.
Ils prennent le temps. Ils croulent sous les questions.
N'en abordent pas une seule à voix haute, frémissent sous les doigts, croisent, décroisent, enlacent, se passionnent pour la découverte.
Juste une poignée de mains, juste la curiosité des corps inconnus.
Ils ont envie de tout, de rien.
Le trajet s'écourte alors que leurs gestes s'allongent.
Ils ne vont pas jusqu'au bout. Ils cessent leurs jeux.
Se détournent par obligation.
Le train s'arrête, ils ne disent rien. Tout est clair pour lui.
Elle n'a pas envie de le revoir, d'ailleurs elle ne lui a même pas dit son prénom.
Ils doivent se contenter du maintenant qui se transforme en passé proche.
Il saisit son bagage, descend, lui fait cependant un petit signe de la main.
Émeline le regarde s'éloigner, elle a envie d'hurler mais ne peut pas.
Comment pourrait-elle lui dire qu'elle est sourde - muette?

Dentelle - 02/02/2007

manueldevie

09:15 Écrit par Dentelle dans Paysages en mots

06 juillet 2010

Grisaille

Le jour s'écrase sur le sable, cherchant à échapper au voile de la nuit qui va surgir, comme chaque fois.
Les parasols se sont éteints quand le soleil a commencé à disparaître derrière les nuages.
Chaque empreinte de pas s'enfonce désormais vers le rivage au lieu du large.
La grisaille refroidit les esprits des derniers promeneurs. Ils s'en vont attristés par le spectacle d'un coucher qui n'a pas eu lieu. Le gris a pris le dessus sur les couleurs.
Le vent commence à jouer son air de tristesse. Il ne cherche plus qu'à s'infiltrer sous les papiers gras oubliés par les touristes. Un souffle fort cherche à les faire virevolter au loin.
Le sauveteur a baissé le pavillon, laissant son bateau à l'abandon pour les heures sombres.
L'air ambiant est à la mélancolie, l'esprit est contracté et enfermé dans sa boîte à pensées.
La plage devient effrayante de solitude.

C'est la saison morte.

Dentelle - 14/01/2007

grisaille

10:12 Écrit par Dentelle dans Paysages en mots

Vision nature

A l'heure où le soleil se noie dans l'océan sombre,
Mes pieds m'emmènent aussi loin que le vent emporte mes pas.
Foulée après foulée, le sable s'enfuit et me fuit.
Cette étendue livide est cisaillée par les rides que l'eau y dépose sans cesse, les effaçant pour mieux les sillonner à la marée suivante.
J'entends crisser chaque grain sous moi me reprochant chacun leur trépas.
Mes empreintes se figent au fur et à mesure de la partition que j'entame du bout de mes pieds nus.
Promenade corporelle au pays des rêves du sable de lys.
Une mouette s'évanouit au loin, sous l'horizon, poussant un cri d'oubli.
Le ciel réclame son du et il poursuit doucement son obscurcissement sous l'étau de la nuit qui descend lentement.
Les vagues malmènent l'écume formée par un mouvement de colère des courants.
Et les flots roulent sous la houle de la furie océane.
Le ressac fait un va et vient infernal à l'orée de mon corps en émoi face à la beauté nature.
Je me retire d'un petit saut en arrière, m'éclipsant de ce léchage trop glacé.
Une silhouette se dessine, laissant place à l'imaginaire.
Géant s'avançant dans le tumulte de colère des marées.
Un phare.
Il oblique vers moi son unique oeil, tournant et retournant mes pensées.

Refuge absolu dans un univers ou les tempêtes font trop souvent rage.
Beauté de la nature à couper le souffle.

Dentelle - 31/12/2006

vision nature

09:32 Écrit par Dentelle dans Paysages en mots