11 octobre 2011

Quelle merveilleuse saison!

merveilleusesaison.jpg

 

J’ai enfin déballé le petit paquet, celui dont j’avais enfoui l’existence au fond de ma mémoire.

Vérification d’usage après déballage, lire le mode d’emploi :

" Insérez les piles fournies à l’endroit prévu. "

Chose faite.

Je touche l’animal, y promène les doigts pas encore experts en la matière.

Sa couleur variante du rose au mauve est délicieusement attirante. C’est vrai que l’on a envie de le blottir contre son corps.

Les deux positions du petit bouton attirent mon regard. Vais-je pouvoir attendre d’être dans le bain ?

Tentation.

Ultime résistance, juste le temps de coulée de l’eau moussue parfumée au jasmin.

La robe élégante que je portais s’effondre sur le carrelage et mes sous-vêtements l’y rejoignent avec un plaisir non dissimulé.

Je plonge un pied dans l’eau, puis l’autre.

Mon corps s’y coule avec douceur. La mousse s’éparpille sur moi, m’entourant de son halo cotonneux.

Le petit palmipède m’attend, bien sagement sur le rebord de la baignoire.
Il glisse entre mes mains délicatement.

Position " on ", le canard, au contact de l’eau prend différentes teintes. Il est super mignon !

Deuxième position, il se met à vibrer doucement.

Il plonge une première fois dans la chaleur du bain, cherchant un endroit à titiller.

Vibrant explorateur, il replonge une seconde fois.

Le mouvement, la mousse, l’odeur, tout déclenche de si agréables sensations que mon corps réagit avec une volupté non feinte.

Je me laisse aller au plaisir de ce compagnon de bain si attentif à mon plaisir.

Hummm, délicieux ce canard ! N’est-ce pas la saison de la chasse ? ?

© Dentelle

11:51 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

29 septembre 2011

Aventure de nuit

aventuredenuit.jpg

Noriane avait les jambes repliées sous elle. Elle dormait souvent recroquevillée en chien de fusil.
Il faisait encore nuit dans la chambre et le silence embaumait la pièce.
Elle était à moitié nue.
Elle étira les jambes, sa tête était très lourde.
La douce chaleur de la couette tentait de prolonger son sommeil. Mais trop tard, Noriane avait maintenant les yeux grands ouverts.
Elle laissa glisser sa main vers l’autre place du lit.
Encore tiède.
Elle tendit l’oreille et reconnut le bruit du jet de la douche.
 

Noriane souffla légèrement,
Puis respira profondément pour ensuite affronter celui qui partageait ce matin son espace de vie.
Elle se remémora comment elle avait rencontré Denis mais ne se souvenait qu’à moitié de la fin de soirée et plus du tout de la nuit qu’elle venait de passer avec lui.
Son amie Claire avait décidé coûte que coûte de les présenter l’un à l’autre

" Je t’assure que vous êtes faits pour vous entendre…. "

 

Mais quand les gens allaient-ils comprendre qu’elle n’avait besoin de personne pour faire des rencontres ?


 

Ils allaient donc dîner tous les trois pour ensuite terminer la soirée dans une boîte.
La rencontre avec Denis ne fit aucun effet à Noriane.
" Trop rangé " pensa-t-elle.
Mais finalement il était de bonne composition et assez drôle.
Noriane se laissa aller à prendre un verre ou deux. De toute façon, elle ne conduisait pas ce soir.
 

Claire menait gaiement la conversation, riait aux éclats, ajoutait comme toujours cette fraîcheur nécessaire à un repas ou une soirée réussie.
Elle frôlait régulièrement la main de Denis, touchait avec grâce la cuisse de Noriane.
Elle était de ces personnes sensitives qui aiment le contact avec les gens.
 

Vers minuit Claire rejoignit son amie dans les toilettes. Noriane avait la cervelle embrumée par le vin. Claire lui tendit un verre et un petit comprimé rose.
" Tu te sentiras beaucoup mieux après ceci "
Le regard étonné de Noriane semblait contrarier Claire.

Elle insista.
Si si je t’assure, tu danseras ainsi jusqu’au bout de la nuit et sans mal de crâne dû à l’alcool "
 

Noriane avait envie de s’amuser et avala le comprimé magique.
 

Au bout d’une dizaine de minutes, Noriane commença à se sentir cotonneuse.

Jambes, bras, tête, tout semblait flotter légèrement.
Elle était bien.
Un peu trop probablement.
 

Dès qu’elles étaient revenues à table toutes les deux, Claire avait échangé un regard complice avec Denis.
Tout paraissait bien se dérouler.
 

Ils quittèrent le restaurant dans la voiture de Denis.
Claire avait suggéré à Noriane de s’installer à l’avant de la voiture et que la banquette arrière lui conviendrait très bien.
Plus rien n’avait d’importance pour Noriane qui planait vraiment cette fois-ci.
Elle entendait les voix de manière étouffée et toute résistance était endormie.
 

Denis tendait une main vers la jambe de Noriane régulièrement.
Elle se laissait faire, ajoutant même un sourire béat, elle se retourna vers l’arrière de la voiture pour assister à une contorsion du corps de Claire.
Celle-ci tentait de se changer.
Elle souriait comme toujours à son amie, la rassurant.
Claire ajouta langoureusement
" Tu veux aussi te changer ? j’ai de très jolies choses ici pour agrémenter notre soirée "
Denis gara la voiture le temps que Noriane passe également à l’arrière.

Il l’aida à descendre et à s’engouffrer tant bien que mal aux côtés de Claire.
 

Noriane était subjuguée par la chevelure flottante de Claire.
Elle qui avait toujours les cheveux courts et hirsutes, avait tellement envie de les toucher maintenant ! Claire savait se rendre attirante et charmante.
Noriane tendit la main et laissa glisser ses doigts dans les boucles pour terminer sur la nuque.
Elle sentit le frisson de Claire.
 

Claire avait dégrafé son soutien-gorge et ses seins s’érigeaient fièrement, gonflés par le froid.

Denis avait repris sa place de conducteur et admirait le spectacle qui s’offrait à lui.
Noriane regardait elle aussi les mamelons rosés et ne pensait plus qu’à les titiller de la langue.
Elle se pencha vers l’avant, mais n’osa pas….
Pas encore.
 

Claire avait opéré un changement tant dans sa tenue que dans son attitude.
Elle avait enfilé un petit haut moulant en latex noir qui laissait deviner les mamelons durcis.
Ses cheveux étaient maintenus très strictement en une tresse haute.
Elle enfila une jupe assortie à ce haut et se maquilla plus effrontément. 
 

Noriane avait perdu le fil des idées, des conversations et de ses propres actions.
Elle était sous domination.
 

" Enfile cette tenue s’il te plaît ma chérie ".
 

Elle rêvait où Claire venait de l’appeler ma Chérie ?
Noriane sourit et prit les vêtements.

" Enlève tout ce que tu portes surtout " ajouta Claire.
 

Noriane se déshabilla assez difficilement à l’arrière de la voiture, sous le regard subjugué de Denis. Celui-ci avait enlevé sa cravate et portait la main de temps à autre à son entrejambe où s’érigeait son désir. Il était surtout voyeur et amateur de jolies dames en couple.
Il n’aimait pas trop se mêler à celles-ci, se sentant toujours de trop et maladroit dans la justesse de leurs échanges.
 

Noriane enfila un slip tanga pourpre et un soutien-gorge qui ne couvrait qu’une minime partie de ses seins trop volumineux. Claire avait choisi celui-ci de manière à mettre en valeur les seins voluptueux de son amie.

Claire empauma un sein et pinça un mamelon pour lui donner vie.

En temps normal, Noriane aurait eu légèrement mal mais la pilule rose continuait ses effets.
Noriane était une femme toute en courbes mais pas assez féminine au goût de Claire et c’est pour cela qu’elle avait choisi des sous-vêtements si aguichants pour son amie.
Noriane remit son pantalon et son chemisier sous les regards des deux amis.
 

Denis avait repris la route et s’était arrêté devant une boîte que Noriane ne connaissait pas du tout. Elle avait le cœur léger et Claire avait même pensé à amener une bouteille avec eux dans la voiture. Elles avaient bu quelques flûtes et la tête de Noriane tournait mais elle était si bien qu’elle n’aurait échangé sa place pour rien au monde.
 

Ils entrèrent, suivirent un long couloir jusqu’à un vestiaire où on leur demanda de se déshabiller.
Claire ne se fit pas prier, maîtresse des lieux.
Elle aida même Noriane, un peu gênée de se retrouver dans une tenue aussi aguichante.
Claire gardait son haut en latex et un minuscule string qui semblait s’engouffrer dans son anatomie rasée.
Noriane ne pouvait en détacher le regard. Elle se sentit poussée vers une porte à battants.
Le bar était éclairé d’une lumière bleue phosphorescente, des petits salons étaient disposés ça et là et des gens dansaient en sous-vêtements au milieu de la piste de danse.
Une chaleur régnait ici et la musique mettait les gens à l’aise.

Noriane était dans un état second. Elle serrait très fort la main de Claire qui était tout sourire.
Denis suivait mais semblait tout aussi mal à l’aise dans son caleçon rayé trop grand.
Ils s’installèrent sur des hauts tabourets, prirent un verre pendant que Claire parcourait les autres personnes d’un regard assez hautain. Noriane ne la connaissait pas sous cet aspect et découvrait son amie sous un angle qui lui était totalement étranger.
Au bout de quelques minutes, Claire tendit un second comprimé à son amie. Noriane tentait de dire non, et secouait la tête négativement mais…. Claire savait se montrer persuasive.
" Vas-y sinon demain tu seras trop mal…. "
Noriane prit le petit cachet rosé.

Tout tournait autour d’elle, elle ne ressentait plus rien que l’envie de danser, de se laisser emporter vers d’autres rivages.
Elle sentait par moments des mains se poser brusquement sur elle mais elle aimait cette sensation et se laissait faire avec volupté.
Ils s’étaient installés dans un des petits salons et Claire avait accepté d’autres personnes à leurs côtés. Noriane n’était pas consciente de tout ce qui se faisait ou se disait autour d’elle.
Par moment, elle sentait une main la parcourir ou s’insinuer dans ses parties intimes.
Elle était bien et ne souhaitait pas que cela s’arrête.
 

Pendant ce temps, Claire avait toute sa lucidité et ne perdait pas une seule miette du spectacle que donnait son amie. Elle avait décidé d’offrir Noriane comme cadeau à son autre amie Muriel et était en train d’accomplir son méfait sous les regards d’autres mateurs dont Denis faisait partie.
Après tout se disait Claire pour se donner bonne conscience, Noriane est adulte et consentante.
Claire détourna les yeux au moment où Noriane embrassa Muriel à pleine bouche.
Elle sentit un picotement de jalousie atroce. Comment pourrait-elle supporter Muriel touchant une autre femme…. Et devant elle en plus !
Non, elle devait mettre fin à tout ce cinéma. Elle n’était plus prête à aller jusqu’au bout. Pas à ce prix !
Elle trouvait maintenant Noriane tout à fait séduisante dans cette tenue plantureuse.
Claire eut une peur bleue. Et si elles tombaient amoureuses l’une de l’autre ?
 

Claire se leva d’un bond et saisit la main de Noriane.
" Viens, sortons d’ici, je te ramène chez toi ! "
 

Claire, Noriane et Denis sortirent de la boîte et se rendirent directement chez Noriane.
Claire l’aida à se coucher, se glissa à contre cœur à ses côtés pour s’assurer que tout allait bien.
Un peu plus tard, au petit matin, Claire fila sous la douche et s’apprêtait à affronter Noriane et toutes ses questions…
 

C’en était fini pour Claire de jouer à des jeux aussi dangereux….
 

© Dentelle

14:35 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

28 septembre 2011

Balade au clair d'Emma

balade au clair d'emma.jpg

Balade au clair d’Emma

Emma détacha le ruban rouge.
Ses cheveux cascadèrent sur la douce étoffe de sa peau. 
Elle resta droite, presque figée.
Attendant patiemment un contact.
Celui de Sa main.
Les doigts débutèrent la promenade dans ses boucles blondes.
Ils se réfugièrent au creux de sa gorge, lui caressant d’abord le menton pour descendre jusqu’à l’orée des seins.
La dentelle du tissu empêcha le contact direct sur sa peau dans cette vallée pulpeuse.
Ils contournèrent agilement cette barrière pour découvrir la rigidité du mamelon.
Avec difficulté ils s’en écartèrent, se faufilèrent sur le ventre étoilé d’une pierre au nombril.
Ils glissèrent délicatement.
Un peu plus bas.
Là, où le tissu s’acharne à dissimuler l’image de son pubis.
Emma se sentait émoustillée par cette balade,
Lente,
Patiente,
Etonnante
Vivifiante.

Ils pénétrèrent doucement le sanctuaire.
Cherchèrent,
Fouillèrent délicieusement
Pour aussitôt la quitter et partir.
Loin.
Trop loin.

Emma eut un désir puissant.

Elle ou Lui.
Eux. 

© Dentelle

14:07 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

Stop ou encore?

stopouencore.jpg

Quel en serait le prix à payer ?
Cette question torturait l’esprit de Virginie. 
Elle savait que rien n’était gratuit ni simple à l’heure actuelle.
Mais son imagination et son goût du risque faisaient d’elle une esclave.
Elle voulait savoir.
Voulait connaître.
Désirait jouer avec cet inconnu, à cet interdit. 

Elle se remémorait le message instantané qu’elle avait reçu le matin même.  

Salut Virgi, nous travaillons dans la même boîte depuis un certain temps, j’ai envie de participer à un petit jeu avec toi, es-tu partante ?  

Que répondre ? 
C’était oui ou non et pas " on va voir " ou " cela dépend ". 

À l’ordinateur 536 elle répondit d’accord mais si les règles du jeu étaient complètes et correctes.

Quelques instants plus tard un nouveau message s’afficha à l’écran. 

Très bien.  Je te fais parvenir les conditions par courrier interne avant ce soir. 

Pas de signature, rien.
Rien qu’un numéro de PC,  536.

 La journée s’effilocha lentement, faisant place à l’excitation ainsi qu’à  une grande part de curiosité.
Elle sortit de son bureau pour se rendre aux toilettes avant de quitter le bâtiment.
Quand elle revint, une enveloppe kraft trônait sur le mica gris du bureau.
Son prénom était inscrit sur une étiquette : Virgi. 
Seuls ses proches l’appelaient de cette façon.  Cet inconnu n’était donc pas si inconnu que ça.
Pas une once d’écriture. 
Elle déchira l’enveloppe, déplia le papier  et lut les quelques phrases.

 " Je te lance un défi.  Je sais que tu es joueuse et pour ma part j’ai très envie de te connaître un peu plus.
Accepteras-tu de jouer le jeu tout en sachant que le respect et la sensualité seront les moteurs de cet échange ?
Si oui, tu peux ouvrir la deuxième enveloppe qui se trouve dans le tiroir de ton bureau, si non, je te demande de la laisser en place et tu n’entendras plus jamais parler de ceci. " 

L’esprit de Virginie tournait à du deux cents à l’heure.
Oui, non.
Non, oui.
Elle regarda la deuxième enveloppe, la soupesa, la porta à son nez.
Rien ne transparaissait.
C’était une vraie torture.  Si elle lisait, elle était obligée de continuer,  et si elle ne lisait pas, elle resterait à jamais sur sa faim. 
Avec un tremblement, elle l’ouvrit et découvrit une courte missive. 

" Demain, je te propose de mettre cette jolie petite robe rouge qui te sied à ravir, de porter des bas auto-fixant et de ne pas porter de slip.D’autres instructions te seront données dans la  journée. ". 

Les dés étaient lancés. 
Virginie sourit.  Elle avait envie de jouer le jeu à fond et puis que risquait-elle ?  Si cela ne lui convenait pas, elle pourrait toujours se rétracter, elle n’avait rien signé après tout.

 Le lendemain matin, lorsque Virginie se leva, elle était déjà émoustillée à la pensée de s’habiller comme l’inconnu  lui avait demandé. 
Sa robe rouge, ses bas, une paire d’escarpins et… elle ne mit pas de slip. 
Elle le glissa toutefois dans son sac à main.
Dès qu’elle eut quitté l’appartement, une étrange sensation la tenailla. 
Elle avait l’impression de se sentir épiée, observée, et surtout sentait les regards masculins sur elle comme s’ils pouvaient la deviner.
Sensation étrange à chaque pas.
Cependant un bien-être nouveau l’envahissait au fur et à mesure que les minutes passaient.
Le plus difficile était maintenant de prendre le métro. 
Virginie rosissait,
De plaisir,
D’inquiétude,
De désir. 

Elle ne pouvait s’empêcher de regarder tout autour d’elle, imaginant son Inconnu à l’angle de la rue ou assis quelques sièges plus loin. 

Enfin elle fut au bureau, s’y engouffra en vitesse et s’installa sur son siège.
Elle fouilla en vitesse ses tiroirs. 
Rien.
Il lui faudrait donc attendre.
Encore.

 Virginie n’arrivait pas à se concentrer sur ses dossiers. 
Impossible.
Elle se tortillait sans arrêt sur son siège, incommodée et à la fois excitée par sa propre nudité.
Elle décida d’aller aux toilettes, laissant ainsi le loisir à l’Inconnu 536 de glisser une enveloppe….
Dès son retour, sa collègue Brigitte entra tel un ouragan dans le bureau.

" Réunion dans cinq minutes avec toute l’équipe ! ". 

Virginie blêmit mais n’ajouta rien à cette dernière phrase.
Elle plongea la main dans son sac pour filer remettre son slip avant la réunion.
Le slip avait disparu.
Virginie s’empourpra. 
Non c’était impossible, elle n’avait quitté le bureau qu’à peine deux minutes pour se rendre aux toilettes.  C’était probablement ce moment-là qu’Il avait choisi pour commettre son larcin. 
Il avait dû se douter qu’elle prendrait cette sécurité et d’un coup de baguette magique il la lui avait ôtée. 

" Tu viens ? " fanfaronna Brigitte.

" Euh oui, j’arrive ".

Virginie était très mal à l’aise.  Elle aimait jouer mais tout de même pas devant un public aussi nombreux. 
La salle de réunion était emplie. 
Il lui semblait que tout le monde se regardait ou plutôt la fixait, elle.
Non, ce n’était qu’une impression, personne ou juste une seule personne savait.Lui.
Elle s’installa, croisa les jambes, faisant remonter sans le vouloir sa robe assez haut sur la cuisse.
Elle Le chercha du regard mais ne le découvrit pas.
Elle manquait de concentration, ne parvenant pas à fixer son attention sur le débat.
De temps à autre on l’interrogeait et elle s’empressait de répondre, n’importe quoi.
La fin de la réunion arriva enfin, la libérant de ce délicieux calvaire. 

Elle regagna son propre bureau et y découvrit une nouvelle enveloppe.

 " J’ai pu t’admirer et voir que tu as suivi les instructions à la lettre.  Bravo pour ce joli pubis épilé et pour la délicieuse sensation que tu m’as également procurée.  Merci. "
 Ps : je garde ton slip en souvenir de ces doux moments. 

Virginie n’en revenait pas, toute cette aventure ne pouvait se terminer ici, de cette façon là.
Elle devait savoir, avait envie de poursuivre ou pas, mais il devait se passer quelque chose.
Elle allait chercher à qui appartenait ce pc 536.
Elle téléphona à Eric, l’informaticien.
Elle lui posa sa requête.
En fait, le pc était dans un bureau inoccupé. 
Aucune chance de trouver qui était l’auteur de cette aventure. 
Elle s’était joliment faite avoir.  Elle avait envie de plus, de beaucoup plus.
L’Inconnu avait éveillé tellement de choses en elle, tellement de délicieuses sensations qu’elle ne pourrait rester dans une pareille incertitude. 

Avant de quitter le bureau, elle re-fouilla ses tiroirs, son sac, sa veste.
Rien.
Elle était déçue.
Elle se leva, éteignit la lumière blafarde et appela l’ascenseur.
Les portes s’ouvrirent, elle y pénétra.
Un ou deux étages plus bas, une jeune dame l’accompagna.
Un large sourire éclairait son visage. 

 " Jolie robe ! Vous n’avez pas trop froid ? " 

Virginie s’interrogea, était-ce possible ?  Non.
Enfin, oui, peut-être.
Pourquoi cette femme lui demandait-elle cela ?
Froid ?
Pourquoi ?
Virginie était tellement mal à l’aise qu’elle tentait désespérément de resserrer les jambes, comme si l’inconnue pouvait savoir qu’elle n’avait toujours pas de slip.

Elle sortit précipitamment, se faufila en vitesse jusqu’au métro et finit par rentrer chez elle.

Elle s’élança dans la pièce, ôta ses chaussures et s’étendit sur le canapé.
Elle finit par glisser la main dans son entrejambe.
Une légère humidité y régnait. 
Cette étrange journée l’avait totalement déboussolée.
Elle avait été intimidée,
émoustillée,
rêveuse.

Que de sensations en si peu de temps.
Elle fila à la salle de bain, se déshabilla et se glissa dans un bain chaud.
C’était délicieux à souhaits.
Elle se caressa le pubis.
Longtemps.
Rêvassant.
Profitant de ces instants personnels. 
Elle pensa à aller relever le courrier seulement en début de soirée.

Une enveloppe kraft attira immédiatement son attention.
Elle l’ouvrit précipitamment. 

" Stop ou encore ? " 

Virginie éclata de rire. 

©Dentelle

 

 

 

13:58 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

26 septembre 2011

Derrière la porte

derrière la porte.jpg

Je me suis souvent demandée ce qu’Elle lui trouvait.
Il me paraissait d’une banalité affligeante, et pourtant, oui, pourtant, Elle l’aimait, profondément.
Ce soir là nous avions eu une dure journée au bureau, nous avions bouclé le plus gros dossier de l’année.
Pour couronner tout cela, le boss nous invitait au resto, une bonne quinzaine de personnes en tout.
Bien sûr Elle et Il étaient de la partie.
Je ne pouvais m’empêcher de regarder dans sa direction.
Souvent.
Pas un regard ne s’échappait vers moi.

Une coupe pétillante en enchaîna une autre.
La tête me tournait dangereusement.
Trop.
Mais j’étais bien, j’oubliais ainsi momentanément mon envie de ce corps.
Était-ce ça l’amour ?
Ressentais-je le désir ?
En tous cas, cela y ressemblait comme deux gouttes de champagne.
Je trempais les lèvres dans les bulles quand je croisai ses yeux sombres.
Une petite lueur les éclairait ou était-ce le reflet de ma propre lueur ?
J’en profitai pour passer la langue sur mes lèvres, sensuellement.
Je fis tourner mon doigt tout autour du verre, jouant de sa forme, titillant une bulle par ici ,en faisant éclater une autre par là.
Le jeu me sembla durer une éternité, alors qu’à peine un dixième de seconde plus tard, son regard s’était échappé. 

C’était un endroit assez classique où l’on pouvait se détendre sur la piste de danse après le repas.
Une série de slows dévalisa les gens aux tables. Tandis que la piste se noircissait de monde et de lumière très tamisée, les couples s’enlaçaient encore plus.
Elle et Il s’y donnaient pleinement, leurs corps semblaient avoir été dessinés en une seule pièce de puzzle.
Sa jupe moulante remontait légèrement quand elle levait les bras pour les suspendre au cou de son cavalier.
De temps à autre cette position laissait deviner une paire de bas maintenus par un porte-jarretelles écru. 
Je ne pouvais résister au souhait qu’elle soulève encore plus les bras.
Les formes pleines de ses fesses marquaient le tissu, impossible cependant d’y déceler les traces d’un slip.  Elle devait porter un string, ou rien.

Mon imagination vagabondait aussi vite que les nuages moutonneux dans un ciel venteux.
J’avais chaud.
Un bien-être m’envahissait petit à petit, réveillant encore plus mes pulsions.

 La soirée battait son plein.
Une autre série de slows me poussa vers les toilettes.
Il y régnait une douce chaleur, beaucoup moins étouffante que celle de la salle surchauffée par la marée humaine.
Je m’enfermai dans l’un des quatre cagibis.
Je détachai et baissai mon pantalon, ainsi que mon slip.
Mes doigts commencèrent par me fouiller légèrement.
Une petite rosée était née de l’imagination de son sexe dénudé et des bas fixés sur les cuisses fuselées.
J’avais une terrible envie de remonter cette jupe, de la toucher, de la goûter.
Je continuai par me caresser, d’abord doucement, ensuite méthodiquement.
Je connaissais mon corps par cœur.
Je savais où et exactement comment arriver à me donner du plaisir.
Je sentais mon cœur s’emballer.
De plus en plus vite. 

Une porte s’ouvrit et se referma à côté de moi.
Et si c’était Elle ? 
Je fantasmai sur la manière dont Elle allait soulever le tissu, le remonter haut au-dessus de son pubis.
Comment était-elle épilée ?  Totalement ?  Partiellement ?

Je commençais à gémir, sans même m’en rendre compte.

L’eau coula dans la toilette d’à côté.
La porte s’ouvrit.
On frappa à la mienne. " Ça va ? "
" Euh… oui, oui tout va bien pourquoi ? "

 Sa voix était chaude et transformée par le panneau qui nous séparait. 
" Tu faisais un bruit étrange alors je me suis inquiétée tout simplement.
Je peux entrer ? "

 La question avait fusé, d’une manière totalement naturelle. 
" Oui, mais…..j’étais occupée …à…. "
" Ouvre !!! ".

 Je soulevai le loquet.
  Elle poussa la porte, entra et la referma d’un coup sec. 
" Tu étais occupée à quoi exactement ? "

Un sourire lui éclairait le visage et la rendait encore plus lumineuse et désirable.
Je ne répondis rien, j’haussai juste les épaules, baissant le regard comme une véritable coupable.
Elle glissa une main sur ma cuisse, remonta fermement.
Ses doigts d’échappèrent dans mon entrejambe. 
Elle goutta mon parfum intime.

" Je m’en doutais ".

Ce furent ses dernières paroles.
Elle m’embrassa goulûment.  Ses lèvres étaient chaudes et sucrées. Sa langue légèrement râpeuse abrasa la mienne.
En maîtresse de la situation elle frottait sa main sans ménagement contre mon sexe.
Elle m’échauffait, totalement libre de tout complexe. 
Elle avait des manières assez abruptes et je m’étonnais du plaisir que j’avais à m’y soumettre.
Je n’osais rien dire de peur de la décevoir.
J’avais envie de la toucher.
Je tentai une approche sur les fesses.
Elle ne bougeait pas, continuait son ouvrage.
Je glissai une main tremblante de désir sous la jupe.
Son sexe était nu.
J’avais donc bien deviné.
Totalement épilé.
Je voulais la caresser comme elle était en train de me le faire, aussi sensuellement.
Je glissai un doigt entre ses lèvres tout à fait féminines.
Un petit anneau accosta mon index. J’en fis délicatement le tour, m’émerveillant de cette découverte et de ce secret si bien gardé. 
Elle avait un doigté irréprochable. 
Je n’avais jamais ressenti cet enthousiasme et ce total désir d’abandon.  Même mon dernier amant, parfait étalon, ne manipulait mon sexe de cette manière.
J’allais bientôt m’abandonner, mais je voulais aussi lui donner du plaisir.
Je pinçai légèrement ses grandes lèvres, titillant délicatement le petit anneau…
Elle se rebella.
" Tu voulais avoir du plaisir ma belle ?  Je vais t’en donner moi ".
Elle m’installa sur le couvercle du siège et s’agenouilla devant moi.
Fermement elle me souleva légèrement les jambes et les plaça sur ses épaules.
J’étais totalement ouverte et offerte à sa bouche. Je n’avais plus accès à son corps, je devais me contenter de me soutenir à l’aide de mes mains.
Elle titillait, gobait, léchait mon bourgeon enflé et rougi par ses prodigieux soins.
Un torrent bouillonnant coulait dans mes veines.
Je sentais battre mon cœur dans chaque millimètre carré de ma peau.
Son odeur imprégnait totalement mes narines.
 J’étais sur la corde raide cette fois, je ne pouvais plus reculer.
Il me suffisait de me laisser tomber dans l’abîme que le plaisir ouvrait devant moi.
J’y plongeai.
Mon corps s’agita de soubresauts. 
Les spasmes refermaient mon intimité. 
Elle se leva, brutalement. Se rajusta en vitesse et sortit.

Je repris mes esprits tout aussi brutalement.
Mon plaisir avait été si intense que je l’avais à peine vue sortir. 
J’essuyai mon intimité humide, remontai slip et pantalon.
Un petit tour devant le miroir pour contempler l’étendue des dégâts.
J’avais le teint rouge et mes yeux avaient un intense éclat.
La couleur du plaisir. Je sortis de la pièce, et tombai nez à nez avec tous les deux.Il lui demanda :
" Mais où étais-tu enfin passée ? "
Elle sourit  mais ne répondit pas.
Elle le tira par la cravate vers les toilettes des hommes…. 

Je regagnai la salle.
J’étais désarçonnée.  Comment étais-je sensée réagir ? Je n’avais rien à dire mais tout à penser. 
Au bout d’une éternité, soit une quinzaine de minutes, le couple réapparut.
Il avait un sourire béat sur le visage.
Elle avait aussi le teint rougi par le plaisir cette fois.
J’en étais sûre, il avait assumé ce dont elle m’avait empêchée. 
J’étais jalouse mais je devais reconnaître ma faiblesse de ce côté-là.
J’étais une femme, simplement.
 Nous avons tous décidé de rentrer.
Un collègue proposa de me raccompagner.
J’acceptai, après tout je n’avais pas envie de terminer la nuit seule et comme Elle ne m’appartiendrait jamais, je prenais la voie de secours. 
En sortant, Elle se glissa à mes côtés et me murmura à l’oreille :
" La prochaine fois, amène quelque chose d’utile ".
Elle sourit.
Je répondis également à son sourire en espérant que la prochaine fois arriverait bientôt !!! 

© Dentelle

 

14:22 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

23 septembre 2011

Fantasme très attachant (fin)

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La pièce s’éclaira très peu.
Une table contre un mur, en son centre un halo lumineux attirait le regard.
L’endroit était cossu, de chaudes couleurs s’étiraient sur les murs.Tout un assortiment de cordes, cordelettes, sangles, liens, etc s’alignait sur la table.
Un canapé était placé un peu en retrait de la lumière, il était là pour accueillir un spectateur s’il devait en y avoir un.
 Des chaises et des valets étaient disposés pour recueillir les vêtements. 
L’accompagnateur se prénommait Richard.
Son visage énigmatique souriait cependant grâce à son regard lumineux.
Il inspirait la confiance et malgré les apparences rugueuses de son corps il était très doux.

Ēlise avait soif.
Sur une table basse, quelques boissons attendaient les lèvres assoiffées.
"Je vous en prie"  dit Richard.
Ēlise se laissa tenter. 
Après tout que risquait-elle ? 
C’était sensé être un endroit de fantasme alors elle décida de se laisser emporter sans plus se poser de question.
Un liquide vert.
Un autre rouge.
Ēlise choisit le rouge.
Elle but d’un trait.
Le liquide n’était pas alcoolisé mais avait le goût de fruits exotiques, un délice se dit-elle.
Elle sût plus tard qu’il ne faut avoir consommé aucun alcool ni aucune drogue pour profiter pleinement de la séance érotique qui s’offrait à elle. 

Le maître de cérémonie commença par interroger Bruno sur ce qui l’attirait dans l’attachement de sa partenaire.
Bruno dévoila enfin clairement son fantasme, décrivant combien il trouvait sensuel l’appartenance, la confiance qu’il fallait l’un à l’autre pour cette pratique.
Il trouvait à son goût le fait de posséder ou d’être possédé par l’autre.
Il décrit combien il aimait voir le contact de la corde de chanvre ou de coton sur le corps.
Richard connaissait parfaitement le sujet et maîtrisait ses émotions, ne dévoilant rien de ce qui le troublait ou pas. 
Il était d’une neutralité complète.

Cela mit Ēlise très à l’aise.
Elle était avec un spécialiste pour les conseiller et  sentait monter en elle une certaine excitation.
Le couple décida la manière dont ils allaient procéder.
Ēlise acceptait de se déshabiller, elle ôta la robe, garda le body, les bas et les chaussures à hauts talons.
C’était trop tôt  pour oser se donner complètement devant les yeux d’un inconnu.
Bruno, quant à lui, aurait aimé la nudité de sa femme sous la symétrie des cordages… mais il respecta entièrement le choix d’Ēlise.
Il avait appris que pour l’épanouissement d’un tel acte, le consentement et le bien-ê
tre des deux acteurs est primordial. 
Richard avait montré, conseillé, initié Bruno aux nœuds, à leur solidité et à leur beauté.Bruno avait appris rapidement les rudiments de l’œuvre qu’il voulait accomplir avec le corps d'Ēlise.

Il commença d’abord par le choix de la corde principale.
Une corde rouge vif en coton de manière à ne pas agresser la peau.  Elle ne devait pas être de forte résistance donc cette matière convenait parfaitement à leur essai.Il passa la corde entre ses doigts et en vérifia la douceur. 
Il partagea le corps d’Ēlise en parfaite symétrie, respectant le dessin naturel de ses seins cachés sous le tissu du body.Il mit en valeur ses longues jambes, faisant des nœuds dignes d’un expert.
Au fur et à mesure qu’il enserrait le corps, il sentait monter en lui l’excitation.
Du regard il questionnait souvent sa partenaire, cherchant à lui donner également l’envie de lui.
Il attacha délicatement ses poignets, passa ensuite sur les chevilles, savourant du regard la beauté sensuelle de ce corps offert.
La matière du cordage rouge contrastait parfaitement avec la peau laiteuse d’Ēlise.
Celle-ci était assise sur une chaise au centre de la pièce et appréciait cette mise en scène comme elle n’aurait pu l’imaginer sans l’avoir vécue.
 L’érotisme, la sensualité des positions adoptées, le lieu, la complicité née de cette expérience arrivèrent très vite à bout des envies des amants.

Richard s’éclipsa san
s un mot, sans une question. 

Malgré sa forte envie d'elle, Bruno libéra Ēlise aussi doucement que la maniè
re dont il l’avait attachée.
Ils ne purent que se rassasier l’un de l’autre dès qu’ils en eurent la liberté des mouvements, s’échappant tous deux avec volupté dans les méandres d’un plaisir partagé.  
Plus tard ils discutèrent longuement de cette expérience totalement réussie. 
Ils avaient partagé un très fort et délicieux moment.
Allaient-ils recommencer ?
Ce n’était pas à l’ordre du jour … d’ailleurs un fantasme réalisé en amène un autre et Bruno avait déjà de très bonnes idées, mais peut-être pa
s aussi bonnes que celles d’Ēlise….

© Dentelle

 

14:13 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

Fantasme très attachant (2e partie)

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Deuxième partie.

Bruno conduisait assez rapidement.
Il connaissait l’endroit où ils devaient se rendre.
De temps à autre, il se tournait vers Ēlise et lui jetait un regard complice.
Le verre de vin lui avait rosi légèrement les joues et avait allumé dans son corps une étrange sensation.
Une légère angoisse mais par-dessus tout une envie d’aller jusqu’au bout.
Elle ne savait pas encore au bout de quoi mais elle suivrait Bruno où qu’il aille.

Bruno se gara devant une maison isolée.

Des lumières éclairaient le parking et l’entrée.
" Tu viens ? " lui murmura-t-il au creux de l’oreille ?

 

Ēlise se demanda si c’était bien le club libertin dont il avait parlé mais n’osa pas lui en toucher un mot. C’était une surprise et elle devait respecter l’attitude agréablement conspiratrice de Bruno.
Il sonna.
Une dame d’âge mûr vint ouvrir. Elle n’avait pas d’expression particulière, était polie et courtoise, sans plus.
" J’ai réservé une " chambre " au nom de Monsieur Picard. "

La dame regarda dans son petit calepin.
" Oui, en effet. Connaissez-vous la maison ou voulez-vous un accompagnateur ? "
Bruno décida en un quart de seconde :
" un accompagnateur sera le bienvenu ".

 

Ēlise s’inquiéta un peu, cela ne ressemblait pas à un club libertin, mais elle n’aurait su dire dans quel endroit elle se trouvait.
La dame sonna et un homme entra dans le couloir.
Ēlise et Bruno le dévisagèrent.
Il était torse nu, ses cheveux longs très noirs étaient noués en une tresse.
" Suivez-moi " dit-il.
Sa voix était grave et dès qu’il eut tourné le dos, les deux amants admirèrent le tatouage qui lui barrait l’épaule. Un corps de femme, nue, entourée d’une large et épaisse corde.

 

Ils montèrent au premier étage jusqu’à une énorme porte en bois.

" Entrez " leur dit-il.

À suivre.

Dentelle

14:09 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

Fantasme très attachant (1ère partie)

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Fantasme très attachant

Première partie.

 

Ēlise s’était laissée convaincre.
Enfin ! S’était dit Bruno.
Cela lui avait coûté pas mal d’énergie et une promesse d’être au service d’Ēlise pendant quelques semaines. 
Cela signifiait qu’il devrait faire la vaisselle, en petite tenue qui plus est, pendant que sa douce le dévorait des yeux.
Ce  n’était pas le problème d’être le centre d’intérêt, mais la corvée vaisselle devait être faite d’abord… 

Bruno s’était préparé moralement et physiquement à assouvir un petit fantasme dont il n’osait parler ouvertement mais qui lui tenait à cœur. 
Le vendredi soir était généralement destiné à la décompression après une semaine de travail.
C’était ce jour-là que Bruno avait choisi.
Exactement.
Pourquoi, il n’en savait rien mais sentait que cette nuit devrait leur plaire à tous deux.

Ēlise était d’humeur taquine ces derniers jours et son appétit sexuel était assez aiguisé.  Voilà pourquoi il s’était lancé dans l’inconnu en réservant cette chambre.
Chambre ?
Il réfléchit à sa définition du mot.
Pièce où l’on se couche, pièce où l’on se retrouve généralement pour faire l’amour ".
Celle-ci était tout à fait particulière.
Ēlise et lui-même la découvriraient ce soir. 

Bruno se prépara.
Une douche vivifiante effaça les stigmates de fatigue nerveuse de la journée.
Une touche d’eau de toilette épicée, un joli boxer en Lycra grenat, nouvelle acquisition, et le tour était joué.
Volontairement il ne se rasa pas.
Il se sentait désirable et était assoiffé d'Ēlise rien qu’en imaginant ce qui les attendait. 

Ēlise ne savait pas
à quoi elle devait s’attendre.
Sans doute Bruno allait-il l’emmener dans ce club libertin dont il lui avait déjà parlé auparavant.  Comme elle n’avait jamais relancé le sujet, elle pensait qu’il était tombé aux oubliettes.
Pour l’occasion, elle avait passé son temps de midi en quête de sous-vêtements affriolants.
Elle s’était laissée tenter par un body noir.
Nous étions en hiver et le noir allait trancher avec la couleur laiteuse de sa peau.  Il était déjà 20 heures vingt, elle entendait l’eau de la douche couler.  Bruno n’était pas encore prêt.  Ils avaient décidé de se préparer chacun de leur côté et de se rejoindre dans le salon pour l’apéritif.
Au signal vocal de Bruno, Ēlise se faufila dans la salle d’eau.
Elle prit une douche rapide. Elle se frictionna d’un lait pour le corps assorti à son eau de toilette.
Le body choisi était très échancré et elle dut s’épiler le sexe presque complètement, ne laissant qu’une toute fine bande de pilosité.
La matière soyeuse du tissu mettait en valeur sa fine taille, le dessus du vêtement laissait deviner les aréoles brun clair de sa poitrine assez menue.
Elle décida de porter des bas auto-portants de couleur noire également ornés de dentelle.
Elle enfila une robe moulante et une paire de chaussures noires vernies à très hauts talons.  Les escarpins étaient maintenus par une lanière enserrant chaque cheville. 
Il était rare qu’elle ose porter ce genre de chaussures, mais finalement l’occasion se présentait. 
Elle voulait se sentir féminine et désirable.  

Ils se retrouvèrent tous deux dans le salon, un verre de bourgogne à la main.
" Ā nous "
" Oui, à nous et à cette chaude nuit ".

Ā suivre.

 © Dentelle

 

14:02 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

22 septembre 2011

Dites trente-trois

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Vanina avait une douleur atroce dans la poitrine. 
Elle était allongée et ne pouvait bouger.  Elle avait les paupières closes et n'osait  les ouvrir.
Elle étira les bras.  Ils fonctionnaient.
Elle les porta au cœur et sentit un liquide chaud lui inonder les mains.
" Poisseux " pensa-t-elle.
Une peur rouge lui pétrit les entrailles.

Elle se réveilla en sursaut. 
C'était un cauchemar.  Elle regarda ses mains.
Blanches, parfaitement manucurées.

Elle était allongée dans le lit du dortoir des infirmières.
C'est là qu'elle passait une partie de ses nuits depuis qu'elle avait choisi de faire son internat de médecine dans ce service de l'hôpital Saint-Pierre.
Elle était encore dans un demi-sommeil et émergeait doucement.
Un frisson la parcourut, les cauchemars lui laissaient toujours une mauvaise sensation au réveil, mais elle reprenait assez vite vie par la force du travail.
Elle se leva.  Sur la chaise où elle avait déposé ses vêtements avant de se coucher, une nouvelle tenue propre l'attendait.
Elle sourit.
Marc était passé par là, c'était sûr.
Par-dessous le tablier blanc, se cachaient une guêpière, un string et une paire de bas blancs.

Marc aimait fantasmer sur ce qu'elle portait ou ne portait pas par-dessous son tablier de jeune interne.

Elle passa d'abord dans la douche réservée au personnel.

L'eau chaude glissait sur sa peau blanche.
Le gel douche vanillé enrobait son corps d'une mousse crémeuse.  Elle aimait se savonner et s'imaginait volontiers dans les bras de son amant.
Elle passait une éponge des seins vers le ventre, de la chute de reins vers les fesses et ainsi de suite.
Elle prit de l'eau claire dans le creux des paumes et se caressa le sexe.
Epilé de la veille chez l'esthéticienne, il avait encore une douceur parfaite.
Elle se titilla légèrement, s'amusant du contact des doigts sur son clitoris.

Elle entendit un léger cliquetis, chercha à se couvrir en vitesse mais finalement n'aperçut personne.
Avait-elle imaginé ce bruit dans la douche d'à-côté ?
Elle sourit de nouveau, repensant à tous les films où l'héroïne est épiée par un petit trou ou bien se fait trucider dans la douche immaculée.
Rien ne se produisit.

Vanina sortit, s'épongea et s'étira voluptueusement.
Elle prit  la guêpière, la porta d'abord devant elle.
Elle adorait les sous-vêtements mais c'était la première fois qu'elle porterait ce style-ci.
Heureusement les agrafes étaient situées par-devant le vêtement, elle n'aurait pas besoin d'aide pour s'en vêtir.
Elle s'entoura du tissu délicat, mettant un soin tout particulier à attacher une agrafe après l'autre.
Ses seins paraissaient avoir doublé de volume sous l'emprise du vêtement pigeonnant.

Il lui seyait à merveille.  Sa peau satinée était mise en valeur par cette couleur blanche.
Elle enfila la pointe du pied dans le premier bas, déposa ce pied sur une chaise et remonta délicatement la soie.  Il ceignait parfaitement sa mi-cuisse, sans trop serrer.
Les petites élastiques s'attachaient  à la bonne hauteur.
Parfait pensa-t-elle en enfilant le deuxième bas.
Elle termina par passer le minuscule string qui cachait juste son feu sacré.

Le tablier avait été pris une taille en dessous de sa taille habituelle.  Elle s'en rendit compte mais trop tard, son beeper résonnait déjà et elle devait se rendre directement aux urgences.

Vanina n'était pas parvenue à fermer le premier bouton du dessus, le tablier était beaucoup trop serré à la poitrine.  Son décolleté était des plus engageants.
La longueur du tablier laissait parfois deviner les bas.
Vanina tentait en vain de tirer un maximum sur l'habit mais sans résultat.
Elle se sentait surveillée et mal à l'aise.
Quelle idée d'instituer ce jeu entre eux sur leur lieu de travail !

Elle poussa la porte à double battant.  Personne ne fit attention à elle.
Elle se rendit à l'accueil, salua ses collègues et demanda qui l'avait appelée.

" Salle 13 " lui répondit-on.

D'un pas pressé, elle gagna et poussa la porte de la salle.
Un bruit de serrure se referma derrière elle.
Elle se retourna et vit Marc, un large sourire aux lèvres.

" Te voilà enfin ma belle ".

Il l'admira, lui demanda de marcher devant lui.
Il lança un petit objet par terre au fond de la pièce.
" tu peux aller le ramasser ? "
Vanina sourit largement et se prit au jeu.

Elle se dandina devant lui, baissa le buste au maximum, de manière à dévoiler à Marc une large partie de son intimité.  Le string blanc partageait sa féminité en deux parties égales, ne laissant dépasser que très peu d'anatomie.
Toute cette petite mise en scène avait un effet aphrodisiaque sur les deux amants.
Le mythe du médecin et du tablier blanc faisait surface avec une force tentatrice.

Vanina profitait de la situation, prenait des pauses suggestives, laissait courir une main entre ses cuisses, déboutonnait son corsage, laissait échapper sa poitrine au-delà de la guêpière.
Ses mamelons s'érigeaient et semblaient réclamer leur dû.

Par moment, elle semblait s'offusquer de la situation et se reboutonnait.
Marc n'en pouvait plus, il s'approcha d'elle, prêt à saisir le meilleur.
Vanina succombait elle aussi à la tentation.
Elle commença à déboutonner Marc.

Un bruit sec et une voix les firent tous deux sursauter.
" Mais que se passe-t-il ici ? "

C'était le chef de district.  Marc leva les yeux au ciel. Il pensait qu'il était parti en séminaire celui-là, il s'était même mis d'accord avec une partie du personnel pour ne pas être dérangé.
Et là, il commençait à se sentir mal à l'aise.
Marc répondit.

" J'arrive Bernard, attends moi à la salle de repos, je t'expliquerai... ".

Ils se rajustèrent en vitesse, le rouge aux joues.
Marc embrassa Vanina à pleine bouche, tentant de la rassurer ainsi que lui-même à l'occasion.

" Attends-toi à remettre le couvert " lui dit-il.

" Que vais-je pouvoir raconter à Bernard ? ? "

Il sortit en trombe de la salle.

Vanina sortit quelques minutes après lui, se dandina un peu dans le couloir et pénétra dans la salle de repos.
Les deux hommes étaient en grande discussion.

Elle les dépassa et alla ramasser devant leurs yeux ébahis un objet imaginaire.

Elle sortit de la pièce, s'engouffra dans l'escalier et grimpa les marches deux par deux.

Un rire franc la secoua, elle imagina la tête de Bernard et surtout celle de Marc, qui avait voulu jouer et qui s'était pris au jeu à s'en brûler....

 © Dentelle

12:04 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes

Rêve ou réalité

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Je fais régulièrement ce rêve où je m’abandonne délicieusement à toi.
Je suis étendue sur le lit, une lumière naturelle est projetée dans la pièce.
Tu es d’abord par-dessus moi, un genou de chaque côté de mes hanches.
Je suis nue,
Toi pas.
Tu me caresses doucement le visage, descendant les mains le long de ma gorge comme si tu allais la serrer.  Tu empaumes mes seins, voluptueusement érigés vers toi.Tes caresses se font plus pressantes.
Tu te retires de mon corps, me prenant par la taille et me retournant.
Je gis sur le ventre t’attendant, te réclamant. 
Tu t’es levé, fouillant la commode.
Tu en sors quatre foulards aux couleurs du temps.
Noir, gris, blanc et bleu.
J’aime le ballet de l’étoffe dans tes mains puissantes.
Le premier est passé autour de mon poignet gauche, tu me regardes, attendant mon consentement.
Je me laisse faire, adorant déjà rien que l’idée d’être à toi.
Le lit en fer forgé accueille le nœud du tissu,
Puis un autre.
J’ai les bras légèrement étirés, me laissant toujours du mouvement pour le corps.
 Tu saisis le troisième foulard, tout en longueur.
Tu prends une de mes chevilles, tu y portes la bouche, l’embrasses et l’entoures.
Tu recommences la même démonstration pour la deuxième cheville. 
Tu ne m’as pas encore complètement attachée au lit, savourant mon attente, mon impatience.
J’ai envie de crier, " continue, je veux être à toi ", mais ton silence religieux m’intime à me taire également.
Tu te décides et m’enserres au lit. 
Jambes et bras écartés.
Nue,
Abandonnée à tes désirs. 
Cette idée éveille une foule de sensations en moi.
Du désir charnel.
Je n’ai jamais été attirée par le bondage, ce savant jeu de cordes.
Dans ce cadre intime ce jeu devient très excitant. 
Tu te lèves de nouveau, tu te huiles les mains.
J’adore l’odeur qui se répand dans la chambre.
Tu commences par me masser les épaules, promenant tes mains vers mes côtés,
Cherchant à caresser les seins acculés au lit.
Tu descends doucement vers ma taille, vers ma chute de reins. J’ai envie de cambrer mais il m’est impossible de bouger autant.
Juste quelques petits soubresauts m’animent. 
Tu malaxes les fesses, pétrissant voluptueusement chaque centimètre carré.
Tu les écartes, ne perdant rien du spectacle offert. 
Tu passes la main plus profondément, cherchant à écarter tous les endroits.
L’humidité a gagné le terrain.
Tu en profites,
Largement,
Délicieusement.
J’ai encore envie de te crier mon envie de toi. 
Tu progresses dans mon désir.
Les pas de tes mains se font plus rapides, plus entreprenants.

J’entends un bruit de tissu,
Tu te mets enfin à l’aise.
te couches sur moi,
Tu me pénètres.

C’est tellement bon que je ne retiens plus le son qui sort de ma gorge.

Là, je me réveille.
Je passe la main dans mon intimité.
Humide.

Ce rêve me donne à chaque fois une envie folle de toi…. 
Viens…. 


© Dentelle

 

 

11:41 Écrit par Dentelle dans Textes érotiques pour adultes